Jeudi 13 décembre 2007
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Publié dans : green cosmétique
Je reconnais une tendance obsessionnelle à la fabrication de baumes… Mon objectif: les faire les plus suaves possibles. J'essaie donc toutes les
variantes que je peux trouver ou imaginer.
J'avais stocké depuis longtemps sur mon ordinateur une recette qui m'avait d'abord attirée pour son titre alléchant: mango madness body butter balm… puis
qui m'avait intriguée par sa formulation: beaucoup de karité, de l'acide stéarique… et pas de cire. Un baume "beurré" avec beaucoup de karité, je demandais vraiment à voir. Le karité chauffé et
intégré en quantité dans une recette donne souvent en effet un côté un peu raide.
A côté du karité, beaucoup d'autres beurres… ça a vraiment piqué ma curiosité… et j'ai donc tenté. A partir de la formule de base,
46% karité,
30% beurres
19% huile
3% parfum
2% acide stéarique
… j'ai un peu gambergé.
Pour la première
tentative, craignant la rigidité finale du baume, j'ai joué la prudence en substituant aux 30g de beurres de l'huile de coco, que je classe comme un beurre mou. Résultat impeccable, presque
trop fondant, un comble.
Pour les huiles essentielles, j'ai fait un choix délibérément olfactif. Je voulais des notes d'agrumes avec une tonalité chaude (d'où la vanille et le poivre noir, ainsi que l'huile d'amandons).
L'extrait CO2 de carotte donne la couleur.
Beurre d’orange aux
agrumes
46g beurre de karité
14g huile de sésame
5g huile amandons pruneaux
2g acide stéarique végétal
30g huile de coco
5gouttes AOX COS (anti oxydant)
13 gouttes extrait CO2 camomille
20gtes extrait CO2 carotte
20gtes extrait vanille
10gtes huile essentielle orange sanguine
10gtes huile essentielle bergamote
10gtes huile essentielle petit grain clémentine
5gtes huile essentielle encens
5gtes huile essentielle poivre noir.
Ne pas appliquer si on s'expose au soleil, les He d'agrumes étant très phtosensibilisantes; c'est plutôt un baume d'hiver.
Dans la recette, il est conseillé de refroidir très vite pour avoir une finesse de toucher, ce que j'ai fait.
J’ai fait fondre acide stéarique+karité+coco+AOX ensemble puis rajouté les deux autres huiles sans les chauffer, avant d'incorporer les HE.
Deuxième tentative: j'ai modulé les beurres, en ajoutant un peu de beurre d'avocat à l'huile de coco, ce qui durcit (à peine vraiment) la texture finale, qui me convient très bien.
Pour le choix des autres ingrédients, -c'était pour un cadeau, je voulais faire un baume
de nuit- j'ai cherché des huiles essentielles associées aux rêves et au sommeil.
J'ai choisi du fragonia (agonis fragrans), une huile australienne encore peu connue (lancée par Daniel Penoël, -voir ici - Il trouve qu'elle a un effet sur les rêves… j'ai testé, j'ai l'impression que ça joue un peu quand même, sans être sûre à 100%), son odeur
est verte et balsamique. J'ai aussi retenu des petits grains pour leur effets sédatif (et leur parfum)… et la rose (en macérat et en huile essentielle), car sur moi, elle a un très net effet apaisant le soir.
Quand j'essaie de nouvelles formules, je garde toujours un peu de produit pour tester sa consistance.
Baume pour les rêves
46g beurre de karité
14g huile de sésame
5g macérat huileux de rose
2g acide stéarique végétal
20g huile de coco
10g beurre d'avocat
5 gouttes anti oxydant
40gtes He fragonia
30gtes HE petit grain citronnier
20gtes he petit grain clémentinier
15g tes HE rose otto diluée
20gtes CO2 calendula
Comme la cire, l'acide stéarique est considéré comme un
co-emulsifiant.
Pour les réfractaires à la cire d'abeille et qui aiment les baumes, la combinaison beurres+acide stéarique est vraiment une alternative impeccable…
Liens (en anglais, car c'est ce que j'ai trouvé de plus intéressant)
-le site américain où j'ai trouvé la recette : ici. Il propose un merveilleux catalogue de
beurres, hélàs réservé aux professionnels…
-sur le fragonia (famille des myrtacées, comme le tea tree, dont il a les propriétés anti-inflammatoires et anti-microbiennes
):
*composition chimique (selon les specimens testés, le fragonia est souvent riche en 1-8 cineole et a-pinene): ici
* action sur le psychisme et les rêves: ici
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Jeudi 6 décembre 2007
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Publié dans : green cosmétique
Pourquoi offrir des baumes? Parce qu'ils sont stables, sans phase aqueuse susceptible d'être contaminée, qu'ils peuvent donc se conserver plusieurs mois sans problème, que ce sont de bons supports aromatiques quand on veut faire passer un message olfactif… et parce que je suis une inconditionnelle du massage des pieds.
Je les offre donc pour inciter mes proches ou mes amis à se patouiller les orteils et la plante, le coup de pied ou les talons, surtout avant de passer au lit. Sans maîtriser l'art complexe du massage " petonesque" de Michèle, je trouve que prendre soin de ses pieds le soir est une merveilleuse façon de saluer son corps avant de l'abandonner au repos, pendant que l'esprit se met en veille lui aussi. Je ne connais pas de meilleure incitation à la détente nocturne. Par ailleurs,en médecine chinoise, les plantes de pied sont tenues pour un microcosme de nous même. Y toucher, c'est entrer en contact avec notre corps tout entier.
En panne d'alcool au moment des photos, je n'ai pu nettoyer le bord des pots.
J'ai donc imaginé deux formules (à offrir ensemble si possible) spécial pieds. L'une pour enrayer ou court circuiter une crève, l'autre, très douce, pour apporter de l'apaisement avec une sélection d'huiles essentielles parfumées et d'huiles végétales potentiellement calmantes.
Ce baume sent si bon que je m'en tartine les mains dès que je passe devant le pot. Je me suis aussi amusée à varier les formules de base. On peut s'en inspirer en changeant les ingrédients mais en conservant les proportions cire-huiles-beurres.
Baume anti crève
24g cire d'abeille bio en feuille
91g macérat huileux de laurier
52 g macérat huileux de matricaire
13 huile de jojoba
huiles essentielles malgaches:
saro 50gtes
iary 30gtes
poivre noir 5 gtes
tea tree 15gtes
lavande matherone 40gtes
15 gouttes cos aox (anti oxydant)
Les macérats de laurier et de matricaire sont anti-inflammatoires. L'huile de base de ces macérations est un cocktail à majorité d'olive ou de sésame. Je rajoute selon le contenu de mon frigo de l'onagre, de la nigelle, de l'argan, etc. et un anti oxydant.
Les huiles essentielles malgaches viennent de Bio-mada, dont le site très bien fait détaille leurs propriétés.
Point important: quand on associe plusieurs huiles essentielles, outre le mariage olfactif, il faut aussi penser aux molécules actives qui vont cohabiter ensemble. Mieux vaut essayer de faire des choix permettant de varier ces principes actifs, plutôt que de jouer au bulldozer avec des molécules présentes dans plusieurs huiles en grande quantité.
-Le saro (cinnamosma fragrans) renferme entre autres du 1-8 cinéole (qui lui donne sa note un peu camphrée), recommandé pour les problèmes respiratoires et ses propriétés expectorantes. Le saro est tonique, anti bactérien et très polyvalent.
-le iary (psiadia altissima) est plein de terpènes anti inflammatoires
-le poivre noir (piper nigrum), antalgique, réchauffe les extrémités, il est anti inflammatoire par la présence de béta-caryophyllène. J'en glisse très souvent à petites doses dans mes préparations remontantes.
-le tea tree (melaleuca alternifolia) renferme juste un petit peu de 1-8 cinéole mais surtout du terpinene-4-ol en dominante. Personnellement, j'apprécie son efficacité anti-bactérienne.
-la lavande matherone (une variété de lavandula angustifolia): je mets presque toujours de la lavande dans les mélanges pour soigner tant je trouve qu'elle fait bien le lien. Elle est riche en linalol et acétate de linalyl, antalgiques.
Baume précieux pour l’esprit et le corps
60g huile de coco bio
22g sésame
8g inca inchi
10g macérat huileux de rose
15g macérat huileux de laurier
2g aloe concentré
20g cire abeille
10g amidon de riz
10gtes AOX COS
10gtes EPP (extrait de pepin de pamplemousse, conservateur léger)
Huiles essentielles:
7gtes néroli
15gtes rose otto diluée
10gte santal blanc
10gtes petit grain citronnier
4gtes géranium
1gte girofle
J'ai cherché un effet cosmétique avec des huiles pour peau sèche (sésame), polyvalentes (inca inchi) des macérats odorants (laurier et rose), de l'amidon pour atténuer l'effet de gras et du coco pour l'agrément du toucher.
Le choix des huiles essentielles: néroli, rose et santal blanc pour leurs délicieux parfums et leurs propriétés apaisantes, le geranium bourbon vient soutenir l'odeur de la rose, la girofle boise le mélange. Quant au petit grain citronnier, outre sa senteur un peu pointue, il a des propriétés sédatives comme les autres petits grains (extraits des feuilles des agrumes).
Ne faites pas comme moi: emportée dans mon élan de touilleuse, j'ai tout mis au bain marie en meme temps pèle mêle, huiles, amidon, cire, beurres, ce qui n'a pas facilité l'incorporation de l'amidon. J'ai dû sortir le fouet à cappucccino et encore, je ne retrouve pas la texture très onctueuse que j'obtiens d'habitude en faisant d'abord fondre la cire (et les beurres s'il y en a) dans la simple compagnie de l'amidon avant de rajouter les autres ingrédients. J'en parle lors de cette précédente recette dont j'ai repris les proportions ici.
Ce baume fait aussi merveille sur les mains qu'il adoucit et parfume.
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Dimanche 25 novembre 2007
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Publié dans : green cosmétique
Je ne mets pas souvent de recettes d'émulsions sur ce blog, … ce qui ne signifie pas que je n'en fais pas… mais comme on trouve un peu partout d'excellentes formules, je ne trouve pas franchement nécessaire de publier les miennes…
Néanmoins, je fais une grande consommation de laits pour le corps, j'en fabrique donc souvent en cherchant des textures un peu fluides et des parfums suaves. Relisant une fois de plus le livre de Donna Maria : Making aromatherapy creams & lotions (Storey books), je me suis laissée tenter par l'une de ses préparations, et j'ai essayé de résister au plaisir… de trop la modifier.
Elle s'appelle the velveteen habit et promet un parfum merveilleux.
Lait d'agrumes pour le corps
Phase huileuse`
5g huile d'inca inchi (merci, Malegria)
5g huile amandons de pruneaux
5g huile de sésame
5g huile de pépins de citrouille
16g huile de coco
10g beurre de mangue
10g cire émulsifiante végétale
4g acide stéarique
Phase aqueuse
120g hydrolat d'ylang ylang
50g eau d'iceberg (eau très peu minéralisée)
20 g aloe concentré
4 g glycérine
Troisième phase
40gtes HE (huile essentielle) bergamote
20gtes HE santal
10gtes HE orange sanguine
15gtes extrait CO2 carotte
2gtes HE patchouli
6gtes HE rose otto diluée
10gtes élixir de fleurs d'Alaska Calling all angels
15gtes extrait de pépins de pamplemousse.
Procéder comme pour faire une émulsion, en veillant à ce que la phase aqueuse soit bien à la même température que la phase huileuse, sinon, ça tourne comme une mayonnaise ratée.
Ce que j'ai modifié par rapport à la formule de Donna Maria:
*Dans la phase huileuse: Donna Maria suggère 20 grammes d'huile d'amandes douces, j'ai préféré panacher les huiles, en privilégiant noyau et graines pour me rapprocher de l'amande, y compris la touche péruvienne d'inca inchi (extraite de graines et appelée aussi fausse cacahuete).
*Dans la phase aqueuse: Donna Maria propose 170g d'hydrolat d'ylang ylang. J'en ai mis 120g, complétés à l'eau d'iceberg, car l'hydrolat d'ylang que j'utilise, celui de Bio Mada, est particulièrement odorant. Par ailleurs, elle met 20g de gel d'aloe, j'ai préféré mettre de l'aloe liquide, plus concentré.
*Dans la troisième phase: j'ai choisi l'huile essentielle d'orange sanguine, au parfum plus chaud que la simple orange. Donna Maria incorpore 6 gouttes d'absolue de cire d'abeille, je n'en n'ai pas, (et il y a une note très amande avec l'amandon de pruneau) j'ai mis à la place, pour le soin, 15 gouttes d'extrait CO2 de carotte. Elle propose 2 gouttes d'absolue de rose, j'ai mis 6 gouttes d'huile essentielle de rose otto diluée.
J'ai rajouté également 15 gouttes d'extrait de pépins de pamplemousse pour la conservation, j'ai hélàs oublié l'anti oxydant (heureusement que mes préparations filent vite… ), et j'ai aussi versé une dizaine de gouttes d'un élixir de fleurs d'Alaska dont le nom me ravit. Il s'appelle Calling all angels, et j'en rajoute parfois à mes laits corporels pour son petit effet de bouclier psychique si je puis dire.
Résultat: j'ai obtenu un lait particulièrement fluide lors de la fabrication. Ensuite il a pris juste assez pour être facilement étalé et vite bu. Le parfum est vraiment délicieux dans une note agrume-épicée… et les proportions sont à retenir car la consistance me semble vraiment parfaite, c'est la raison pour laquelle j'ai choisi de publier la formule. J'ai battu au fouet à capuccino et non au mixer. Donna Maria parle d'une crème. C'est plutôt un fluide qui embaume.
Le quatuor de choc d'huiles anti peau sèche
Huile d'amandons de pruneaux: odeur prenante d'amande amère, riche en vitamine E, recommandée pour les peaux sèches et matures. informations ici: (en anglais… )
Huile de sésame: j'en ai déjà parlé ici, pour peaux sèches également et tempéraments Vata, en ayurveda.
Huile de pépins de citrouille: riche en vitamine E et raffermissante. Voir ici
Huile d'inca inchi: Malégria vous dit tout sur cette huile anti peau sèche ici.
Attention: ce lait contient des huiles essentielles d'agrumes, très photosensibilisantes. Ne pas s'exposer au soleil si on en applique sur la peau. C'est donc plutôt un lait d'hiver.
PS: Dans un commentaire récent laissé sur ce blog, Catherine a souligné les propriétés anti rides de l'huile essentielle d'orange… Ce message a peut être agi comme une injonction subliminale pour que je me mette à confectionner ce lait …
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Jeudi 22 novembre 2007
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Publié dans : green cosmétique
Après avoir tenté je ne sais combien de crèmes (maison) pour apaiser la peau hypersensible du visage, j'ai changé d'inspiration… L'Effadiane, que j'utilise quand rien ne va plus, a une consistance grasse, quasiment celle d'une pommade. Ma peau pourtant la boit très vite… c'est une émulsion eau dans huile, comme les cérats, avec des propriétés filmogènes … Je me suis donc dit que je ne risquais pas grand chose à essayer une préparation de plus: un cérat pour le visage. Pour la recette, j'ai respecté les proportions du cérat de la magicienne Michèle, que je trouve parfaites, et que je garde pour tous les cérats.
Les proportions magiques du cérat de Michèle
60% phase huileuse
25% phase aqueuse
15% cire
+anti oxydant et HE
Un cérat, par définition, renferme de la cire qui fait office à la fois d'émulsifiant et de petit manteau protecteur. Comme la cire a des propriétés émulsifiantes moyennes, la quantité de phase aqueuse que l'on peut incorporer doit rester modeste… ce qui rapproche le cérat de la crème Effadiane dont la phase huileuse dépasse les 60%. J'ai bien sûr déjà fait des essais de crèmes avec des phases huileuses importantes, mais pour l'instant, je n'ai pas trouvé la bonne formule et ça ne marche pas terrible pour moi. Peut être une intolérance aux émulsifiants, je ne sais pas.
Berg et son reflet
Phase aqueuse: Meme si elle est restreinte, il en faut. J'ai éliminé les hydrolats que je trouve trop desséchants. J'ai choisi l'eau… mais pas n'importe laquelle. Je cherchais une eau plus "vivante" qu'une eau distillée, et néanmoins la plus pure possible, avec un taux de résidus à sec très bas. J'ai donc passé un certain temps à la Grande Epicerie du Bon Marché à Paris pour éplucher les étiquettes des eaux du monde entier qui y sont proposées … et j'ai découvert Berg, une eau de glacier, ruineuse si on la boit (3€90 le demi litre), mais finalement plutôt bon marché pour les popottes cosmétiques.
Berg est une eau canadienne qui renferme moins de 10mg de résidus secs par litre, alors que l'eau Rosée de la Reine que j'utilise souvent, pourtant faiblement minéralisée, en contient 18,1mg.
En revanche, j'ai été étonnée de découvrir que Berg avait un PH, basique, de 7,8. (contre 6,12, acide, pour Rosée de la reine).
Phase huileuse: J'ai utilisé un macérat maison que je trouve merveilleusement efficace: celui de rose et de laurier (le laurier est vraiment un excellent anti inflammatoire) dans un mélange d'huiles sésame-tournesol (bio bien sûr). J'ai aussi choisi l'argan pour ses vertus anti rides, et l'huile de jojoba pour la fluidité qu'elle donne aux préparations.
Huiles essentielles: lavande et de géranium, très douces et aux propriétés cosmétiques reconnues, helichryse contre les rougeurs.
Cérat calmant
30g huile de jojoba
4g huile d'argan
2g macérat de pétales de rose et de feuilles de laurier dans un mélange huiles de sésame et de tournesol
15g eau d’iceberg
9g cire abeille bio en feuilles
3 gouttes AOX COS (anti oxydant)
1gte HE lavande d'altitude
1gte HE géranium bourbon de Madagascar
1gte HE helichryse italienne
Procédé
Choisir une casserole assez grande pour contenir deux petits bols, l'un pour l'eau, l'autre pour la phase huileuse (jojoba+argan+ macérat+cire+anti oxydants). Faire chauffer les deux bols au bain marie en même temps. Eteindre quand la cire a fondu. Incorporer en fouettant au fouet à capuccino l'eau dans la phase huileuse. Ça prend vite en cire sur les bords. Touiller pour tout ramener au centre, très liquide et arrèter de battre.
Celles qui ratent souvent leur cérat peuvent essayer ce truc: incorporer la phase aqueuse en laissant le bol de la phase huileuse dans le bain-marie (éteint et pas trop plein pour éviter les catastrophes si le bol se met à bouger). La chaleur maintenue empèche une prise trop rapide.
Attendre un peu avant d'incorporer les huiles essentielles, bien touiller et verser en pots le mélange encore liquide. Fermer les pots quand le cérat est froid.
Comment appliquer le cérat
Vaporiser très largement la peau à l'eau minérale pour potentialiser l'effet hydratant. Prélèver un peu de cérat avec une spatule (comme on racle la surface d'une plaque de beurre) et l'étaler, d'abord en émulsionnant, puis en lissant. La peau parait grasse, rosit, puis boit tout comme une goulue. Teint frais assuré. Une dartre récalcitrante à tout (y compris à la cortisone) et qui se reformait avec une régularité désespérante a enfin disparu. Et, depuis un mois que je me suis convertie au cérat, la structure meme de la peau a changé, elle me semble -enfin… - moins sensible. Est-ce la potion magique?
Quand le mettre
Soir et matin. Comme il est très couvrant, je laisse souvent reposer la peau sans rien la nuit. Et quand il fait froid, j'en remets dans la journée. Je peux aussi rajouter de l'Effadiane par dessus.
Je combine ce cérat avec l'huile démaquillante dont j'ai déjà donné la recette (clic ici) que j'emploie également sur peau très humidifiée.
J'ai trouvé ce petit pot en porcelaine avec couvercle et cuillère en acier, parfait pour les cérats, chez Casa.
Conservation
Comme le cérat renferme juste un anti oxydant mais pas de conservateur:
-n'en prélever qu'avec une spatule pour limiter les risques de contamination.
-ne pas le conserver plus de deux mois, grand maximum.
Je prévois bien sûr des variantes.
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Dimanche 18 novembre 2007
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Publié dans : green cosmétique
J'ai fait l'acquisition de 90 recettes beauté bio à faire soi-même de Sophie Macheteau, dont j'avais découvert les recettes sur le site d'Aroma-zone.Ce livre m'intéresse car il propose des variations de crèmes, d'émulsions, etc. sans jamais utiliser de cire émulsifiante. Et je suis toujours en quête de nouvelles techniques d'assemblages.
Quelques reproches néanmoins, notamment sur les précautions d'emploi: si Sophie Macheteau souligne le caractère photosensibilisant des huiles essentielles à base d'agrumes ou renfermant des coumarines, elle n'évoque pas du tout les risques d'allergie liés à la poudre d'iris ou à la propolis qu'elle utilise en conservateur. Je les connais d'autant plus que je suis allergique aux deux, quand j'en emploie dans les produits réservés au visage.
Par ailleurs, je suis étonnée qu'elle donne comme proportions de base pour une creme bio maison: 20% phase aqueuse et 60% phase huileuse, sans expliquer qu'on peut aussi recourir à de la cire émulsifiante et employer alors d'autres formules. Et elle n'emploie pas le mot cérat, ce que sont en réalité certaines de ses crèmes. Ce qui m'a également surprise c'est qu'elle accorde de six mois à un an de conservation pour des baumes à lèvres renfermant du miel ou du jus de cranberry, ce qui me semble fort optimiste…
D'autres détails m'ont fait tiquer : 30 gouttes d'HE d'amande amère dans 100ml d'un lait pour le corps, c'est particulièrement saturant. Par ailleurs, il n'est pas spécifié qu'il faut impérativement choisir l'HE débarrassée de son acide cyanhydrique toxique. L'hydrolat de cannelle dans un masque pour le visage, je trouve ça un peu risqué, etc
Ces restrictions faites, le livre est néanmoins précieux. Il expérimente des ingrédients comme le substitut de lanoline, les cires autres que celle d'abeille, des poudres de réglisse, d'acérola, etc., propose des durées de vie pour les produits, et surtout suggère des pistes.
C'est en me plongeant dedans que j'ai d'ailleurs découvert une recette de brume déodorante à la menthe poivrée, dont j'ai surtout conservé les proportions… car je ne suis pas entièrement convaincue par le choix des HE.
De mes précédentes lectures, j'ai en effet retenu que ce sont les HE de santal et de patchouli qui sont particulièrement efficaces comme déodorants.
Je les ai donc mariées. Pour stimuler le duo, je lui ai adjoint une note citronnée, mais feuillue, en petit grain. Comme base, j'ai retenu un couple d'hydrolats qui font très bien la paire: rose-menthe poivrée.
Déodorant parfumé santal-patchouli50ml hydrolat de rose (celui d'
Essensiagua est particulièrement odorant)
50ml hydrolat de menthe poivrée
120 gouttes de Solubol, qui rend miscible les huiles essentielles avec des phases aqueuses
15 gouttes HE santal (santalum album)
10 gouttes HE patchouli (pogostemon cablin)
5 gouttes petit grain citronnier (citrus limon zestes)
Diluer le solubol avec les HE en touillant bien. Le liquide devient laiteux. Le verser délicatement dans un flacon spray on l'on a déjà mis les hydrolats. Secouer avant emploi.
Le parfum est absolument exquis, … et sa puissance désodorisante impeccable.
Attention au risque de photosensibilisation au soleil avec le petit grain citronnier.
Je n'utilise quasiment plus de déodorant depuis que j'ai adopté le système grattounette… sauf quand, de temps à autre, je me savonne les aisselles. Ce qui est intéressant avec ce mélange, c'est son sillage… pour les amatrices de patchouli, bien sûr.
PS: patience, le site d'Essenciagua devrait ouvrir très vite.
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Dimanche 11 novembre 2007
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Publié dans : en balade
naturelle ou botanique
Lors de mon séjour à Rio de Janeiro , j'ai été fascinée par le génie du recyclage brésilien. J'ai découvert la créativité d'artistes et d'artisans, -je ne sais d'ailleurs pas où placer la frontière… - qui transfigurent le quotidien avec des objets inventés à partir de matériaux de récup.
Juste quelques exemples…
Le panier-déjà montré- en papier glacé enroulé et entrelacé, a été trouvé dans une boutique de souvenirs "ethiques".
L'atelier de Getulio, à Santa Teresa
Getulio, un artiste "de rue" (il s'est installé sur une place) du quartier de Santa Teresa crée des personnages et des scènes très art brut qu'il fabrique avec tout ce qu'il peut ramasser.
Une création de Getulio: le modèle réduit du bondinho, le vieux tram emblématique de Santa Teresa
.
Deux scieurs imaginés par Getulio (en arrière plan, le quartier de Santa Teresa)
Lustre bouteilles
Zemoc et sa compagne Rita (qui crée de ravissants bijoux) vivent dans une maison -atelier enchantée (que l'on visite sur rendez-vous) où chaque objet ou presque est né d'une idée récup.
Miroir installé dans un fond de bassine (en reflet dans le miroir)
Déco d'entrée : du balai… (j'adore… , les balais servent, bien sûr)
Entre Gloria et Santa Teresa
Dans la rue, l'escalier en faiences de récup' du chilien Selaron qui ne cesse d'ajouter des couleurs et des carreaux à son œuvre que l'on grimpe en 215 marches.
Photo du défilé 2006 tirée du site de Modafusion. Les fleurettes découpées (ou parfois en relief) se retrouvent souvent dans les créations des couturières des favelas? Pour les cariocas, (les habitants de Rio) elles incarnent souvent le mauvais goût populaire, mais une fois adoubé par Paris, ce style a soudain acquis une légitimité fashion.
Et une initiative franco-brésilienne, celle d'Andrea Fasanello et de Nadine Gonzalez qui ont créé Modafusion. L'association qui travaille avec des femmes des favelas a défilé à Paris lors des deux derniers ethical fashion shows. Elle crée des vêtements dont beaucoup sont faits avec des tissus de récup. J'étais si intéressée quand j'ai découvert cette initiative… que j'en ai oublié de faire des photos.
En savoir plus sur modafusion
Leur site: www.modafusion.org
sur le défilé de Paris: ici
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