Dimanche 23 mars 2008
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Publié dans : green cosmétique
C'est un
article consacré aux tomates séchées publié par l'un de mes blogs favoris voué aux délices culinaires à vocation
fruits-légumesque qui a fait tilt. J'y ai appris qu'immerger des tomates séchées dans de l'huile en présence d'ail ou de fines herbes (peu acides) fait courir un risque de contamination par la
toxine botulique, qui peut être mortelle. JP, l'auteur averti et gourmand du blog olharfeliz donne ce lien précieux en référence.
J 'avais donc gardé cette information dans un coin de la tête, faisant un parallèle avec les macérats obtenus à partir de plantes fraîches qui ont parfois la fâcheuse tendance de
fermenter en cours de réalisation.
Je me suis alors souvenue d'une recette expérimentée par cette chère Malégria à Lima, qui a tenté des macérats en les démarrant au vinaigre avant de passer à l'huile, ce qui m'avait beaucoup intrigué.
Il y a aussi eu ce fil de discussion sur le forum faits maison. J' y
avais participé -mais pas de façon, efficace, je le réalise aujourd'hui- car je n'avais pas encore assemblé les pièces du puzzle. Pour résumer ce fil, la conclusion -provisoire- des cogitations
collectives était qu'une macération préalable dans le vinaigre permettrait une meilleure extraction des principes actifs. Je pense aujourd'hui, quand il s'agit de plantes fraîches bien sûr,
que sa fonction première est de limiter les risques de fermentation, car le vinaigre acidifie les ingrédients utilisés.
D'autres éléments
me le font dire:
-Certaines méthodes (plutôt que d'autres) choisies pour conserver les plantes fraîches (j'insiste bien, cet article concerne les plantes fraîches).
L'ouvrage de Maria Treben: La santé à la pharmacie du Bon Dieu (Ennsthaler ed.) qui ne s'intéresse dans ses recettes qu'à des espèces végétales fraiches est très intéressant à cet égard.
Très peu sont mises à macérer dans l'huile. Maria Treben privilégie les pommades (j'avais tenté sa méthode avec du souci frit). Elle
prépare en huiles:
-la camomille (avec le conseil de laisser au froid ensuite), le millepertuis, le thym et c'est tout.
-Dans L'herboristerie (ed. du Sureau) de Patrice de Bonneval, je me suis amusée à consulter la liste de toutes les recettes dites "traditionnelles", collectées dans les vieux textes, dans
la tradition orale, etc. Pas une ne fait référence à des macérations de plantes fraiches dans l'huile sans une cuisson prolongée (avec ébullition: joubarbe, rose rouge, que j'ai déjà
tenté ici, sureau).De toutes façons il y en a très peu. Comme chez
Maria Treben, le support gras est d'abord une pommade réalisée avec une ébullition. (bouleau, lierre terrestre, marjolaine, marrube blanc, peuplier, souci ).
Pourquoi je cite ces deux sources en particulier? Parce qu'elles renvoient à une utilisation des plantes polie par la prudence de la tradition.
-Dans le nouveau "sous-blog" (comme elle l'appelle elle-même) que Bluetansy vient d'ouvrir sur les huiles infusées ici , elle cite, parmi les
méthodes, la macération préalable (dans l'alcool) avant infusion dans l'huile. Outre l'extraction possible de principes hydrosolubles, on peut y voir aussi un moyen d'éloigner le risque
de fermentation.
Mon puzzle me parait complet:
Quand on prépare des huiles infusées avec
des plantes fraiches, la
macération préalable dans l'alcool ou le vinaigre n'est pas inutile. Elles apporte une sécurité contre la fermentation, surtout quand on procède à des macérations solaires longues et
sans cuisson.
Lien: le site de
Vincent le canneux, le roi enjoué de la conserve maison et ses recommandations précieuses en matière de précautions.
Attention: un liquide fermenté, c'est facile à repérer. En revanche, la toxine botulique se fait nettement moins remarquer. Le gout et l'aspect pouvant sembler
intacts.


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Connaitrais-tu cette plante, par un merveilleux hasard ?
-l'amoise a une amertume prononcée, je suis étonnée que la tienne ne sente rie.
-dis m'en plus sur ta plante parfumée mystère (couleur, fleurs, taille etc. )
-pour le souci, le livre tout nouveau de chrisdian escriva (le gattilier) sur les teintures mères évoque au passage l'huile de calendula, et il spécifie que ça marche bien mieux (pour des raisosns de conservation) avec des capitules séchés.
La tradition des plantes infusées à l'huile comporte effectivement très peu de plantes fraîches mis à part le millepertuis.
Personnellement, c'est le seul macérat huileux que j'achète toujours et même si j'ai un pied de millepertuis dans le jardin, il est trop petit pour que je le pirate.
Sur l'un des liens que tu donnes, il est précisé de s'assurer que la pénétration du vinaigre dans la plante (ail) est complète et non superficielle.
Mais le risque de botulisme se fait-il aussi par voie cutanée?
En France, le botulisme, très rare fort heureusement, est surtout dû à des conserves maison.
Or il est tout à fait légal de donner des conserves à qui on veut (je donne tout le temps mes confitures et autres achards de légumes) alors que le don de cosmétiques maison n'est pas autorisé...
Chut ... je prend tout à fait la liberté de le faire aussi ;-)
** J'apprend ici que Blue a commis un autre blog, où je cours tout de suite.
** J'oublie de te dire tout le plaisir que j'ai à lire le blog Olharfeliz à chaque fois que y fais référence.
Il a le don de me transporter immédiatement ailleurs, dans un lieu inconnu en réalité mais qui doit ressembler à ces pays dont je rêve et que j'imagine forcément idylliques...
Nerys Purchon dans son livre à priori très décrié,évoque très succintement,la macération préalable dans du vinaigre
J'avais essayé avec des fleurs de jasmin de mon quartier,mais au filtrage,j'avais des yeux de vinaigre...j'avais mis l'huile quelques jours après mais sans retirer le vinaigre..donc merci pour la documentation plus poussée
J'ai deux flacons de 250ml d'une belle couleur rouge à jeter... Millepertuis cueilli par temps humide, pourtant mis à sécher avant macération solaire... Moisissures...grrrrrrrr...
Par contre pas de problème avec du souci frais du jardin et de la camomille, ainsi que de l'achillée cueilli dans le champ de Michèle Rome productrice SIMPLES du coin (le même jour que le millepertuis).
C'est vrai que la macération de plantes fraîches est aléatoire.
Je pense que dorénavant, pour les plantes fraîches, je pratiquerais soit la macération préalable à l'alcool, soit un passage au bain-marie avant macération solaire.
Blue
Ce sont des feuilles peties, vert foncé, sur des tiges de 30 cms environ, sans fleurs, J'était tellement sûre de la faire identifier que je n'en ai pas rapporté entre deux feuilles de papier. La seule solution pour que tu vois mieux serait que je t'en envoie un peu, si tu crois que c'est utile.
bonne soirée!
Michéle point besoin d'autorisation pour tes dons,tu as le don...Moauis
Sinon les achards à moins d'avoir vécu dans ces pays ou d'y être née,peu de gens connaissent...curieuse je suis
Et Venezia connaissant ta grande attention et politesse auprès de tes lecteurs,j'avais bien compris que tu avais un problème pour répondre aux commentaires
A bientôt,Princesse
J'avoue que n'ayant pas de fleurs fraîches à ma disposition je ne m'étais jamais posé la question...
Par contre je me demande une chose : que fait-on du vinaigre de "pré-macération"? Est-ce qu'on l'utilise comme vinaigre de toilette? Est-ce qu'il faut le jeter? ... ?
Merci! :)
@Michèle: pour la toxine botulique, un contact avec les muqueuses suffit pour contaminer.
@MLK: effetcivement, il faut bien égoutter voir éponger le vinaigre pour éviter d'avoir une vrai vinaigrette. Comme le soulgine Michèle, il faut néanmoins que les plantes soeint bien imprégénes.
@Blue, C. Escriva préfère sécher le souci avant de le faire macérer dans l'huile
@Chabou: sans m'envoyer de feuilles, tu peux tout simplement les décrire un peu plus (alternées ou opposées, molles ou rigides, de quelle taille… ) tu es sûre que ce n'est pas tout simplement une variété de basilic aux feuilles particulièrement odorantes? Sinon, sur l'article "botanique indienne", j'ai mis un lien avec le site "flowers of india"
particulièrement précieux pour l'identification.
&melodye: si on aime bricoler, faire un macérat est très gratifiant.`
@Profiteresse: il ne s'agit pas de remplir un bocal de vinaigre, mais simplement de bien humecter les plantes. Théoriquement, le lendemain, elles ont tout bu ou presque, donc tu n'as rien à rfécupérer.
Purity Fort,la ville aux champs:71, avenue de Clichy
tel:0144709413
En remontant l'avenue de Clichy, les boutiques "vintage" Guerisold
les meilleurs arrivages ont lieu le Mercredi,il faut fouiller et aimer cela,on trouve des merveilles "rétros"
Sinon aussi une pharmacie"Du Soleil" qui regorge de cosmétiques à des prix très convenables et des He Phytosun aroma
N'hésite pas à demander des échantillons de cosméto ils en ont plein
Je m'adresse le plus souvent à la pharmacienne qui a un accent polonais, elle est très sympa
A bientôt Venezia
merci beaucoup pour cette précieuse info MLK, … j'adore découvrir de nouvelles adresses…
Je suis assez accro de la macération à partir de plantes fraiches je dois avouer. En les laissant sécher qqles heures au soleil, jamais eu de souci. (sauf la carotte mais là...je craque : comment demander à une carotte de ne pas être trop juteuse ?)
Et bizarement, l'année dernière, ma seule fournée ratée venait de macération à base de vinaigre avec des pétales de rose ! A qqles jours près, la fournée sur une base d'hv a été réussie..
Je vais continuer mes tests en gardant à l'esprit tes chères observations Princesse
Merci encore
Ca me rappelle qu'il y a des lys frais par ici qui me font de l'oeil mais je ne n'ose pas encore faire macérer par peur des moisissures.
Merci beaucoup d'informer du nouveau blog de blue sur les macérats je ne le connaissais pas et j'y cours!
et ses liens
as tu essayé la stérilisation au gros sel avant une brève macération dans l'huile ?
je dis ça pour les zestes d'agrumes qui perdent énormément de parfum dans le viaigre ou l'alcool
Fairley indique l'utilisaton de la buble. C'était la 1ère fois que je notais cette utilisation
Et je lis dans tes commentaires que toi aussi tu préconises la bulbe
Alors ? Qu'en est il exactement ? Delmas dans son livre ne parle que de la fleur par exemple.
As tu des sources précises ?
Merci par avance Princesse..et excuse de toutes mes questions !
http://www.ageless.co.za/herb-lily.htm
je pense que dans le bulbe, c'est notamment la richesse en bios-accarides qui est interessante… Où trouver ces bulbes, j'ai mené l'enquète aussi… ici:
http://www.bulbargence.com/fr/accueil-bulbargence-bulbe-a-fleur-d-espece-botanique.php
(vente de bulbesde lilium canddum par trois). ils ne sont livrés qu'à l'été. je pense passer commande.
néanmoins, les fleurs sont également utilisées; Là, l suffit de planter chez soi (pour avoir du clean). Sinon, ont trouve aussi de la teinture mère de lys, alcoolisée donc.
J'ai mis ta réponse dans la discussion
Je dois dire, que je n'avais jamais entendu encore parler de la bulbe jusqu'à cet après midi ! (je veille depuis cet automne les bulbes que j'ai planté..et je ne pense qu'à la fleur pour mes prochains macérats
tu as toi meme évoqué ce qui a fait capoter tes macérats:
-fleurs non totalement recouvertes. Il faut toujours entièrement recouvrir ce qu'on fait macérer et si possible remplir au maximum les flacons pour qu'il n'y ait pas d'air, qui accélère l'oxdation. Surtout avec de l'huile, dans de l'alcool, c'est moins grave.
-l'emploi de vegetaux frais: si tu y tiens vraiment, il faut que tu réalises ton macérat au bain marie, dès que tu as mis des ingrédients frais dans de l'huile.De cette manière, tu limites les risques de fermentation.
Mais mis à part le millepertuis, la plupart des macérats se font avec des produits secs. Sec ne signifie pas vieux, il faut juste qu'une partie de l'eau du végétal ait disparue. La fleur ou la feuille doit encore rester souple sous la main. Il suffit de faire sécher tes plantes deux ou trois jours au moins sur du papier à l'abri du soleil.
Maria Treben utilisait effectivement des herbes fraiches… mais en général, elle les faisait cuire dans l'huile pour des pommades ou alors elle en avait un usage immédiat dans des bains.