Mercredi 26 septembre 2007
-
Publié dans : divers
Je m'attendais bien à peu de réactions après ma très brève évocation de ce qui se passe en Birmanie… et qui ne vire pas très bien. Des moines ont été tués…
Néanmoins, je persiste car il me paraît que la non-violence active appartient à ce qu'on pourrait appeler l'écologie humaine, pas fondamentalement différente de l'écologie.
Juste un bout de texte de Pema Chödrön, une nonne bouddhiste américaine dont les livres m'ont souvent fait réfléchir. Dans Les bastions de la peur, pratique du courage dans les moments difficiles, (ed. de la table ronde), elle écrit à propos de la compassion, l'un des fondements du bouddhisme:
«La compassion n'implique pas de se borner à essayer d'être bon. Quand on se trouve dans une relation agressive, il faut établir des limites précises. La meilleure chose qu'on puisse faire pour toutes les parties concernées est de savoir quand dire "ça suffit". Beaucoup de gens se servent des idéaux bouddhistes pour justifier l'auto-avilissement. Sous prétexte de ne pas refermer son cœur, on se laisse piétiner par les gens. Il est dit que pour ne pas avoir à rompre son vœu de compassion, on doit apprendre à arréter l'agression et à fixer une limite. Il y a des moments où la seule manière de faire tomber les barrières est de tracer des frontières».
C'est ce que font les moines birmans en ce moment.
Pour en savoir plus
Le site d'Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, en résidence surveillée à Rangoon: ici
Bouddhiste engagée dans l'action non-violente, elle n'a jamais renoncé. Son livre publié aux Editions des femmes (1991, réed. 2004) s'appelle, -tout un programme dans le pays qui la retient captive-: Se libérer de la peur.
"Le courage vient en cultivant l'habitude de refuser que la peur guide notre action. » Aung San Suu kyiLe site d'information d'Actions Birmanie, citoyens en soutien aux démocrates birmans : ici
Un site (canadien) sur la non-violence active: ici
11
Commentaires