Petit pois vert… blog vert

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif7/colombe.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Plus la terre contient de formes de vie, plus la vie sous toutes ses formes est protégée.
Frank Herbert  (Le cerveau vert)

L'ADN et ses mécanismes de duplication sont les mêmes pour tous les êtres vivants. D'une espèce à l'autre, il n'y a que l'ordre des lettres qui change.
Jérémy Narby (Le serpent cosmique)


L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif7/colombe.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Index général du blog clic ici
Vendredi 16 mai 2008

Pourquoi crème cérat? Parce que je n'ai pas réussi à trancher.


Non entamé, ça ressemble à une crème



Quand on en prend (avec une spatule), on a l'impression d'avoir à faire avec un cérat.

A  l'application sur la peau, même effet troublant: ça s'étale un peu comme un cérat… mais la peau boit  vite, comme avec une crème.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-053.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Bref, ce petit Ovni d'une efficacité surprenante -que je teste depuis plus d'une semaine- me ravit.

Après des mois de cérat, je cherchais en effet à élaborer quelque chose avec une consistance plus fine, tout en gardant le confort que la texture du cérat apporte aux peaux intolérantes à tout.
Par ailleurs, je voulais, pour une bonne hydratation, plus de phase aqueuse dans la formule, mais sans avoir à utiliser d'émulsifiants complexes, car je les soupçonne -pour le visage-  de limiter la tolérance des crèmes.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-053.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. *Premier déclic: j'ai repensé au livre de Sophie Macheteau 90 recettes de beauté bio à faire soi-même (ed. Vigot) que j'avais justement  acheté parce qu'elle n'emploie pas de cire émulsifiante  et que néanmoins, les  crèmes s'y affichent avec des phases aqueuse/huileuse à 50:50, plus donc qu'avec un cérat. Je l'avais enterré en raison des nombreuses approximations qu'il renferme. Mais comme il y a des photos à l'appui, j'ai supposé que ces crèmes avaient bel et bien été réalisées… avec les formules indiquées. J'en ai donc cherché une dont je pourrais m'inspirer en prenant en compte l'harmonie que sa formule dégageait et j'ai retenu le concentré de jeunesse au bois de Ho. (p. 79). Elle contient:

26g d'hydrolat
17g d'huile
3g de cire (mimosa)
1 cuillérée à café de substitut  de lanoline, plus des huiles essentielles, de l'extrait d'EPP et de la vitamine E.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-053.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. *Deuxième étape: j'ai ressorti une fois de plus pour la scruter la formule de la
crème Effadiane à laquelle j'ai recours en cas de problème même si sa formule ne me satisfait pas pleinement (conservateurs pas top, etc ) dont j'ai retenu trois ingrédients:  squalane, cire d'abeille, avocat… puis j'ai gambergé.


Phase aqueuse

-J'ai choisi l'eau l'Uriage, la plus apaisante des eaux minérales que je connaisse. Elle est vendue en bombe, je pschitte donc dans un récipient. De façon générale, j'utilise souvent maintenant cette technique, improvisée un jour où j'étais en panne d'eau minérale.

-L'eau d'or : le seul ingrédient vraiment rare, qu'on peut bien sûr supprimer. J'en glisse dans tous les soins visage ou yeux car je le trouve très calmante.

-J'ai retenu la glycérine pour ses propriétés hydratantes, quand elle est employée à petites doses. Pour cette recette, j'ai volontairement sélectionné des ingrédients simples.

Phase huileuse
 
-J'ai mis près de 30% de squalane (d'origine végétale, à base d'olive), bien plus que le maximum suggéré sur le site angais  Aromantic où je l'ai acheté, car Effadiane en contient plus de 50%. Si on n'en a pas, tenter peut être avec une huile d'olive bio (je précise que n'ai pas essayé dans cette version).

-J'ai choisi l'huile d'inca inchi, particulièrement hydratante et stable. On peut remplacer par du jojoba.

-Emulsifiants: si la cire d'abeille et le substitut de lanoline sont chacun de leur côté des émulsifiants modérés, à deux, il y a un réel effet de synergie, à la base de la plupart des crèmes proposées par S. Macheteau.

Troisième phase

-Un peu d'EPP, comme conservateur (modéré), je prélève cette crème avec une spatule que je passe à l'alcool  90°

-Le cocktail apaisant d'extraits CO2 cher à l'américaine
Donna Maria, composé à parts égales d'argousier, de calendula et de rose musquée. Je prépare un flacon à l'avance. Si on n'a pas d'extrait CO2, on peut remplacer par de l'extrait huileux d'argousier (voir l'article très complet de Raffa sur l'argousier), qui donnera en plus de la couleur  à la crème.

-Et pour la douceur du parfum, un mélange maison d'huiles essentielles sur fond d'ylang également fait  à l'avance. On peut remplacer par de l'He d'ylang, de lavande ou de géranium bourbon, bien tolérées.

Crème-cérat  à l'eau d'Uriage

22g eau d’Uriage
2g eau d’or
2 g glycérine bio

8g squalane végétal
5g huile d'avocat bio
4g huil d'inca inchi bio
3g cire d'abeille en feuilles  Bilby
1 cuil à café de substitut végétal de lanoline

2 gtes extrait CO2
3gtes EPP
2gtes d'une macération d'HE pour le parfum

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-053.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Je prépare cette crème … comme un cérat.

Je stérilise bocaux, récipients et ustensiles dix minutes à l'eau bouillante vinaigrée (je démarre à l'eau froide) puis je passe tout à l'alcool à 90°. Pour les cérats qui
renferment peu de conservateur,  je suis d'autant plus attentive à l'asepsie.

Je prépare phase aqueuse et phase huileuse dans deux récipients que je mets au bain marie dans une même casserole.

Quand la phase huileuse a fondu, j'éteins. Je  sors son récipient que je pose sur un torchon propre et repassé (ce qui le "stérilise") et j'attends un peu. Puis je prends le récipient de la phase aqueuse (avec du sopalin plié en plusieurs épaisseurs pour ne pas me brûler) et je verse lentement la phase aqueuse sur la phase huileuse en fouettant avec un fouet à capuccino. J'avais acheté le mien, il y a longtemps en Grèce pour préparer des cafés frappés, la boisson nationale hellénique en période estivale.
Le torchon évite tout bêtement au récipient de trop bouger et si on pose dessus par inadvertance un ustensile, les risques de contamination sont moindres. Dans ce cas, je repasse quand même l'ustensile à l'alcool.
En fouettant, je ramène régulièrement vers le centre le produit qui commence à prendre sur les parois. Quand ça épaissit un peu, j'arrète de fouetter et  j'attends encore un peu que la température descende (je tâte les parois qui doivent être tièdes) avant d'intégrer la troisième phase. Je verse directement dans un pot stérilisé sans toucher à la crème et je tapote le pot sur une surface dure pour une bonne répartition. Pour finir, je racle les bords avec une mouvette en silicone et glisse ce reste dans un petit pot que j'utilise en premier.
Avec un fouet à capuccino, ça me semble vraiment inratable.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-053.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. J'ai volontairement détaillé cette recette car je reçois régulièrement des mails où des débutantes en cosméto maison me demandent par quoi commencer. Or je trouve que cette recette facile permet d'obtenir un produit d'une très grande efficacité, plus agréable à utiliser qu'un simple cérat, et qui donne d'excellents résultats si on a une peau intolérante. Pour les peaux grasses et costaudes, sans doute faut -il imaginer d'autres combinaisons.

par venezia publié dans : green cosmétique
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Lundi 12 mai 2008

Je traine dans tous mes voyages un peu de gel pour les jambes que je prélève d'un tube qu'on m'avait donné. Pas spécialement bio, -il s'appelle gel jambes défatigant Dax (Accor Thalassa) -  il renferme néanmoins une synergie d'huiles essentielles que je trouve particulièrement efficace. ll est à base d'eau thermale de Dax, -à hauteur de 20%- et affiche:

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif7/lapin42.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. 2% HE de pin sylvestre,
1% menthol
0,150% He de sauge officinale
0,150% HE de lavande vraie
0,050 % HE de petit grain bigarade
0,050% He de cyprès (cupressus sempervirens)
0,050% He de melaleuca (tea tree)
0,025% He de santal blanc
0,025HE de genièvre 0,025

Le reste: polysorbate 80, carbomer et compagnie…

Il touche à sa fin, j'ai donc voulu en refaire, en version plus clean … et sans eau de Dax puisque je n'en n'ai pas.

J'avais à ma disposition la magnifique recette de
gel décontractant pour les jambes donnée par Michèle sur le blog collectif Potions et chaudron, mais j'ai eu envie d'essayer autre chose, en reprenant la formule de la gelée pailletée pour le corps imaginée l'an dernier et qui s'est révelée d'une stabilité à toute épreuve; j'ai aussi décidé d'intégrer des bio saccharides (fucogel) qui donnent un toucher incroyablement agréable…

J'ai donc sorti flacons et ustensiles, toute guillerette, …jusqu'à ce que je constate, à dix heures du soir un dimanche, que j'avais terminé mes huiles essentielles de pin et que je n'avais plus que des HE de sapin à ma disposition, plutôt vouées à la sphère pulmonaire. J'ai donc dû gamberger à nouveau pour essayer de conserver un peu l'esprit, sinon la lettre de la formule initiale…En réalité, emportée dans ma lancée, j'ai fait pas mal de modifications.
L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif7/lapin42.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. J'en ai profité en effet pour:

-ajouter de l'He de mastic grec (pistacia lentiscus var. chia). Le pistachier -
celui de Corse, extrait des rameaux et feuilles)  est fortement  recommandé pour améliorer la circulation lymphatique. J'ai recherché la composition de l'HE essentielle grecque extraite de la résine, elle semble riche, parmi d'autres composants, en a-pinene et B-myrcène, présents dans l'huile corse.
NB: j'ai enfin compris pourquoi je lisais souvent des remarques que je ne comprenais pas sur l'odeur peu engageante de l'HE de lentisque… elle est tirée de la distillation des feuilles et rameaux, j'ai eu récemment l'occasion de la sentir, elle dégage en effet une senteur très âpre, alors que celle que j'utilise (tirée de la résine) a un parfum thérébentiné gourmand.

-glisser également de l'HE de niaouli, venue tout droit de Nouvelle Calédonie (un cadeau magnifique de Catherine), présentée, entre autres, comme un décongestionnant veineux  sur le site de
Bio Mada.

- mettre une touche d'HE de iary, une huile malgache à qui je cherchais un emploi. Bio-mada la conseille notamment comme anti inflammatoire et pour ses propriétés anti-fatigue.

-tenter l'absolue de feuilles de violette, parfois évoquée contre les
circulations paresseuses

                                                       Bloc de menthol … attaqué au couteau à parmesan

-j'ai aussi étrenné une teinture de jasmin maison (faite avec de la tequila) pour dissoudre le menthol, difficilement détaillé en petits morceaux. La fleur de jasmin a des propriétés relaxantes, elle est plutôt utilisée dans de l'huile, mais la teinture de jasmin est néanmoins de tradition ancienne.

-à la lavande, j'ai substitué du
lavandin super que je trouve bien plus anti inflammatoire

-et au petit grain bigarade du
petit grain combawa pour les mêmes raisons

-j'ai remplacé la sauge officinale (qui n'est pas en vente libre) par de la
sauge sclarée phlébotonique.

Ma formule comportant un soupçon d'huile, j'ai choisi celle de
tamanu, également anti inflammatoire et  qui se marie bien avec les HE de l'hémisphère sud  (combawa, niaouli, iary).

J'ai utilisé comme phase aqueuse trois hydrolats:
menthe poivrée, et sauge sclarée, la première stimulante, antalgique, la deuxième bonne pour la circulation et j'ai ajouté de l'hydrolat de rose de Damas qui se marie très bien avec la menthe (et  j'apprécie son parfum… ) de la silice et du gel d'aloe (à boire, acheté en litre,  bien moins cher que le cosmétique, mais à utiliser dans les six semaines après ouverture de la bouteille, donc, je m'active… ).

… bref; ça n'a plus beaucoup à voir avec l'idée initiale, mais je trouve le résultat particulièrement  agréable et relaxant. Je n'ai pas trop chargé en menthol pour pouvoir remettre souvent du gel.



Gel  pour les jambes au mastic  et à la menthe

10ml silice
40ml aloe gel à boire
15ml hydrolat menthe poivrée
15ml hydrolat sauge sclaree
15ml hydrolat  rose damas
1g gomme xanthane,
2ml fucogel (bio saccharides)
2,5ml huile tamanu
environ 0,5g menthol dilués dans 3ml teinture de jasmin maison

 HE
15gtes mastic
10gtes niaouli
7gtes lavandin super
6gtes sauge sclarée
5 gouttes iary
 à hauteur de 2 à 3 gouttes ;
absolue de feuilles de violette, petit grain combawa
 cypres, santal blanc, genevrier
O,6% conservateur


L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif7/lapin42.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Tout se fait à froid.
Diluer un peu  à l'avance le menthol dans la teinture de jasmin (procédé détaillé par Michèle dans sa recette de gel pour les jambes déjà citée)
Diluer également au préalable les HE dans l'huile de tamanu (ce que j'avais oublié de faire et qui a rendu l'intégration des HE dans le gel particulièrement fastidieuse).

Mélanger la silice, l'aloes, les hydrolats, saupoudrer avec la gomme xanthane, remuer très énergiquement au petit fouet à main, puis au fouet à capuccino (ça mousse, pour calmer le jeu, j'ai retouillé avec une baguette). Ajouter le fucogel, ce qui épaissit le mélange, la teinture au menthol, l'huile de tamanu aux huiles essentielles, le conservateur. Bien fouetter après chaque nouvel ajout.

On obtient un gel plus épais que la gelée pailletée, ce qui n'est pas plus mal car le produit semble ainsi rester plus longtemps en contact avec les jambes (même s'il ne laisse aucun effet gras, bien sûr). Les amateurs de gels très fluides peuvent supprimer le fucogel, mais le toucher devient alors moins repulpant.


par venezia publié dans : green cosmétique
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Lundi 5 mai 2008

C'est au détour du plus merveilleux des blogs découvert récemment, et dont le nom me fascine -il s'appelle
le Divan Fumoir Bohémien et provoque un bonheur de lecture et de contemplation sans égal…mais je vous laisse la surprise - que j'ai fait cette belle trouvaille: le livre d'une historienne, Catherine Lanoë, La poudre et le fard, une histoire des cosmétiques de la Renaissance aux Lumières (éditions Champ Vallon).

Il étudie, à l'appui d'archives notamment, l'évolution des produits de beauté employés sous l'Ancien Régime, en s'attachant au passage à leur élaboration, ce qui ne peut qu'intéresser une bricoleuse cosmétique maison. Il ne se dévore pas d'une bouchée mais se savoure peu à peu car il égraine, entre deux analyses serrées de l'esthétique des fards, des informations précieuses à glaner au fil des pages.

Je livre ici celle qui m'a le plus séduite… une histoire de roses
                       La rose de Provins vue par Redouté, à retrouver sur ce site fleuri

Sous l'Ancien Régime, les "poudres de senteur " destinées à parfumer les poudres réservées à la chevelure ont la côte. Si quelques formules sont connues,"des gestes techniques qui permettent de créer des poudres, en revanche, les rares recettes manuscrites n'en disent rien", remarque Catherine Lanoë (p. 105), même s'il s'agit le plus souvent simplement "d'écraser et de mélanger des substances odoriférantes au moyen de mortiers et de pilons". Elle évoque la délicate technique proche de l'enfleurage réalisée avec des fleurs fraîches, mais aussi celle, plus aisée, effectuée avec des produits secs réduits en poudre avant d'être mélangés à de l'amidon puis soigneusement tamisés. Elle note la bonne connaissance qu'ont les parfumeurs de leurs ingrédients. Ainsi ils savent que "si les roses pâles et les roses muscades fort odorantes lorsqu'elles sont fraîches, deviennent inodores en séchant, les roses rouges de Provins, quant à elles, n'exhalent leur parfum qu'à la condition d'être sèches".

 J'avais  lu à plusieurs reprises que les Provins étaient des fleurs inodores, ce que contredisait mon nez, sensible aux suaves senteurs dégagées des sachets de fleurs sèches que j'ai pu acheter ça ou là.
Cette remarque résout enfin le mystère attaché au parfum de ces roses rouges.

Le livre consacre également de nombreux paragraphes aux pommades, c'est à dire aux baumes. J'y reviendrai, expériences faites…

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-048.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Lien

L'une des références de Catherines Lanoë, l'ouvrage de Simon Barbe:
Le parfumeur français qui enseigne toutes les manières de tirer les odeurs des fleurs, & à faire toutes sortes de compositions de parfums : avec le secret de purger le tabac en poudre, & le parfumer de toutes sortes d'odeurs, pour le divertissement de la noblesse, l'utilité des personnes religieuses & nécessaire aux baigneurs & perruquiers. (Cambridge, 1990,  Reprod. de l'éd. de  Lyon : chez Thomas Amaulry, 1693).132p.
Egalement cité sur le Divan fumoir bohémien, il est accessible sur le serveur Gallica de la BNF

… et pourrait se révéler inspirant pour
quelques obsédées des poudres de fleurs ou de fruits

par venezia publié dans : green cosmétique
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Mardi 29 avril 2008

Un article du 
sabot de la vierge, le blog de Nadyne la Canadienne (qui annonce hélàs sa fermeture… ) me fait beaucoup réfléchir depuis que je l'ai lu. Pour celles qui ne connaissent pas, Nadyne se raconte avec beaucoup de sensibilité, de flamme ou de spleen. Elle ne laisse pas indifférent. Par ailleurs, bricoleuse dans l'âme et grande amie des plantes, elle fait partie de celles dont le blog, créé en janvier 2006, a popularisé la cosméto-maison. Elle s'est associée à Mary, autre canadienne, dans la fabrication et la vente de savons et potions. Mary a initié un forum de discussion très convivial pour les touilleuses maison (plus de 500 participants aujourd'hui), qui a pris la suite des mythiques Banlieusardises.
L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Ikaos/boules138.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Le 23 février 2008, Nadyne s'étonnait, après une absence de la blogosphère, de la course effrénée aux nouveaux ingrédients qui titille les fans de la confection  cosmétique artisanale

C'est une question que je me pose souvent aussi de mon côté.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Ikaos/boules138.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Après des années où je me suis surtout -et d'abord- intéressée aux plantes  et où je bricolais quelques produits à consommation immédiate, je me suis engagée,  il y a trois-quatre ans, dans la fabrication maison. A la fois parce que j'ai une peau très intolérante, mais aussi dans un souci de simplification minimaliste. Paradoxe: pour simplifier, il faut tester… Qui n'a jamais  révé de trouver la formule magique et unique qui rendrait toutes les autres obsolètes? C'est donc une quète quasi alchimique … qui peut expliquer le désir d'essayer des ingrédients nouveaux. Quand  je cède à une nouveauté, c'est d'abord parce qu'elle me semble  polyvalente - à la lisière du thérapeutique… -  comme l'eau d'Or, qui apaise vraiment beaucoup la peau ou le Regulat, bourré d'enzymes. Lorsque je craque pour une huile végétale, c'est pour sa composition qui me parait originale. Comme en cuisine, je préfère à priori les ingrédients bruts, d'où mon attirance pour les huiles, que je peux également "préparer" en macérations huileuses.

,Aujourd'hui, qu'est-ce que j'achète encore?  Du shampoing (bio), du dentifrice (sans fluor), des produits solaires (bio), de l'eau d'Uriage en bombe et  de la crème Effadiane, mes deux garde fous (non bios). Le savon, j'en reçois souvent en cadeau de mes copines … (et je pense bientôt m'y mettre). Je me maquille peu: un rouge à lèvres (Santé n°13),  du blush en pigments (B&B, d'Everyday minerals) ou de la poudre de soleil d'Hauschka, du kajal (Biotique) pour les grands soirs.

Qu'est ce que je fabrique pour moi? Des baumes que j'utilise tous les soirs pour me masser les pieds ou les mains. une crème pour le corps, du cérat pour le visage et la poitrine, des cocktails apaisants pour les yeux, un démaquillant, un déo parfumé à usage intermittent comme celui des cocktails d'huiles visage, le soir. C'est à peu près tout ce que j'utilise. Parfois, pour offrir, j'imagine une crème sophistiquée pour le corps ou les mains dont je garde un échantillon, du baume pour les lèvres et mes fondants poudrés si pratiques en voyage -mais que je donne la plupart du temps… il m'en  reste rarement. Je fais aussi des essais de parfums.

Pour mes proches, je confectionne des huiles pour se masser le plexus, des crèmes anti inflammatoires à foison, des compositions pour apaiser des bobos de peau, des baumes pour les cheveux, et, à la commande, des potions anti-couperose, anti- bronchite, anti-corne, anti-stress , etc. Le tout, après avoir potassé le sujet, essayé de rencontrer des pro… et  en restant prudente, je le répète souvent ici, je ne suis pas médecin.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Ikaos/boules138.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Avec la multiplication des sites de vente où l'on trouve toutes sortes de  poudres, de beurres, d'agents  texturants  … sans parler de fragrances…  on risque, effectivement, de céder à la surenchère et de se retrouver dans la même impasse consumériste qui est celle de la cosmétique conventionnelle, où l'on inventera bientôt une potion spéciale pour rajeunir chaque orteil… 

Comment faire le tri entre l'indispensable et le superflu, en préservant une part de plaisir?
Je suis bien incapable de répondre. Chacun (e) a son chemin à trouver; Pour moi, il serait de minimiser au maximum les produits utilisés, en préservant le confort et le plaisir. Si je mets parfois des formules sophistiquées sur mon blog, -car j'en fais-,  ce n'est  pas foncièrement ce que je recherche. Je reste persuadée que le corps a des capacités d'auto-guérison et de réparation que l'on risque d'amoindrir si on l'étouffe sous trop de sollicitude. Trouver le bon  équilibre -ni trop, ni trop peu… -  est un art difficile… 
 
J'ai assisté récemment à un symposium d'aromathérapie à Grasse et  j'ai été très frappée en écoutant des intervenants (infirmières, médecins) qui travaillent en hôpital avec des huiles essentielles. En raison de contraintes budgétaires strictes, leur choix reste minimaliste. Pourtant, les résultats sont là.

La quête de la jeunesse éternelle et de l'immortalité est aussi ancienne que le genre humain… ce qu'ont bien compris les marchands du Temple… y compris bio…




par venezia publié dans : green cosmétique
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Dimanche 20 avril 2008


Photo printanière (prise à Grasse récemment), mise ici pour la couleur des fleurs, de la même teinte que la crème pour les mains à la rose

J'ai de la chance, l'une de mes sœurs m'a commandé une crème pour les mains. J'écris: j'ai de la chance car cela m'a permis, pour la mettre au point, de m'inspirer de la merveilleuse crème pour les mains au tilleul que vient de créer Michèle. Elle la donne sur le blog Potions et chaudron. J'ai eu le bonheur de la tester.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-048.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.J'ai imprimé la recette que j'ai trimballée partout avec moi, biffant un ingrédient, en ajoutant un autre… Mon but: respecter l'architecture de la formule en la déclinant à ma façon avec une autre structure olfactive:

-en privilégiant les parfums et les substances qui me sont chers : la rose bien sûr (en hydrolat, en HE et en macérat huileux), l'aloes (en gel et en beurre), que j'apprécie beaucoup dans un lait pour le corps que je ne cesse de refaire, le soothex (extrait d'encens, merveilleux anti-inflammatoire)

-en testant des ingrédients que je n'avais pas encore employés; la cire d'orange, que j'ai étrennée parcimonieusement pour que son odeur prenante ne s'impose pas, mais au contraire réponde discrètement à l'hydrolat de fleurs d'oranger et à l'huile essentielle de néroli. Le fugogel (bio saccarides ) intéressant pour la polyvalence de ses bénéfices: effet filmogène, hydratant, etc.



                                      

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-048.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Crème pour les mains à la rose, à l'orange et à l'aloes

8g macérat de tilleul (made by Michèle)
8g huile de sésame
4g beurre d'aloes
6g beurre de karité
6g alcool cétéarylique
4g huile d'avocat
3g cétéaryl glucoside
1g cire d’orange
3g cire d'abeille en feuille
3g macérat huileux de rose
3g squalane
0,6 anti ox

20g gel d'aloes (gel à boire Pur'aloe)
40g silicium organique
50g hydrolat de rose centifolia
20g hydrolat de fleurs d’oranger

6g glycérine végétale
4g fucogel

4g soothex
2g sea silk
30gtes conservateur
30gtes Drench (mélange d'HE et d'extraits CO2 selon la formule de Donna Maria)
30gtes HE de rose bulgare diluée
2gtes d'He de girofle
6gtes d'HE de néroli

6gtes d'HE de patchouli

J'ai souligné les ingrédients que j'ai ajoutés -à la place d'autres, ôtés ou diminués, certains parce que je ne les avais pas …  comme l'un des trois émulsifiants utilisés par Michèle, ce qui m'a fait renchérir sur le gel d'aloes-. Comme le soothex et le fucogel ont, à eux seuls, des propriétés complexes, j'a fait le choix d'élaguer légèrement la formule initiale.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-048.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Recette réalisée au mixer Bamix en deux temps trois mouvements, le plus long étant de préparer le travail.
Pour la température de la phase aqueuse: une fois la phase huileuse devenue liquide au bain marie, j'éteins le bain marie, j'ôte le récipient que je remplace aussitôt par le becher contenant la phase aqueuse et je patiente quelques minutes avant de monter l'émulsion.

Àu final, en raison probablement de la présence du gel d'aloes, ma crème est un tout petit peu moins fluide que celle de Michèle, mais elle est aussi vite absorbée…   et, -mission accomplie- chacune a son parfum.


par venezia publié dans : green cosmétique
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Jeudi 17 avril 2008

J'avais laissé tomber le cérat pour cause de voyages multiples sous climats très variés. Pour célébrer le printemps parisien, j'ai décidé d'en  refaire, mais en sophistiquant un peu.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/chirolp_krackr.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Ce qui a décidé des modifications, c'est la lecture de Phytocosmétologie thérapeutique (ed. Springer, le livre vaut 45€, je préviens)  d'un médecin phyto, Paul Goetz et d'un pharmacien, Christian Busser. Ce livre dans lequel je suis plongée depuis son achat  propose de nombreuses formules avec des excipients tout faits (donc à modifier, je gamberge), mais -ce qui fait fourmiller mes neurones- il utilise comme principes actifs, -plus que les huiles essentielles-, des teintures mères, des alcoolatures, des extraits fluides de plantes… Juste un exemple de formule pour une crème de jour pour peau sensible:

HE lavande aspic 1%
marjolaine extrait fluide
tilleul extrait fluide               aa O,5 à 1g
propolis teinture 3g
lanoglycérine qsp 1 pot de 100g

Les ingrédients sont commentés à part, dans des tableaux récapitulatifs très pratiques.

Je n'ai pas essayé cette recette car je suis allergique à la propolis en externe. C'est juste pour montrer que ça ouvre plein de portes. Ce livre est passionnant, il me semble une mine, même si je mets quelques bémols.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/chirolp_krackr.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Comme pour Dominique Baudoux en aromathérapie, on ne sait pas d'où viennent les recettes: sont-elles nées de compilations successives nourries d'une pratique? Mystère, ce n'est pas précisé. Ce qui me dérange aussi, c'est la bibliographie, étrangement dressée pour un livre scientifique. Juste une liste d'ingrédients avec des références succintes selon ces ingrédients. Aucun livre cité pour la galénique ni pour la pharmacognosie. Par ailleurs aucun procédé de fabrication n'est explicité. Rien sur le problème de la conservation, expédié en quelques mots: c'est pour usage immédiat, d'accord, mais pendant combien de temps? Rien sur le choix d'ingrédients bio. Pour les excipients, pas d'explication pour dire pourquoi un tel est choisi plutôt qu'un autre. Néanmoins, je ne cesse d'ouvrir ce livre pour essayer de décrypter l'architecture de ses formulations.

Ça m'a donc démangé de faire un essai avec un cérat en intégrant une alcoolature. J'ai utilisé ce que j'avais sous la main, de l'alcoolature bio de bourgeons de cassis, que je prends en anti -inflammatoire. (Le cassis ne figure pas dans la liste des ingrédients répertoriés dans le livre). Dans la foulée, j'en ai profité pour ajouter d'autres éléments.


Cérat aux bourgeons de cassis

1g huile figuier de barbarie  (anti ride)
2g huile d'argan (hydratant, anti ride)
3g huile d'avocat (adoucissant, anti peau sèche)
2g extrait huileux de roses (tonifiante)
14g huile de jojoba (anti oxydante, cicatrisante,etc.)
2g huile de  nigelle (anti allergique, anti inflammatoire)
3gtes anti ox
8 g cire d'abeille en feuilles
eau d’or 1g
eau d’Uriage 12g
aloes concentré (Aromantic) 1g
bourgeons de cassis alcoolature (Le Gattilier) 1g
3gtes mélange Drench (cocktail d'HE et d'extraits CO2 selon la formule de Donna Maria)


Pour la phase aqueuse
-eau d'Uriage, très calmante que j'utilise depuis des années en bombe, je l'ai pschittée dans mon mini becher.
-eau d'or: c'était une suggestion de Michèle pour mon démaquillant bi-phasé en or. Je l'ai  testée. A l'usage, je la trouve très calmante.
-aloes concentré: j'en mets souvent dans des baumes, à très petites doses.
-alcoolature de bourgeons de cassis, anti inflammatoire.


L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/chirolp_krackr.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Ce cérat pénètre plus vite que ceux que je fais d'habitude et il donne  un teint clair.
par venezia publié dans : green cosmétique
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Dimanche 23 mars 2008

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/legume/images/tomate.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.C'est un article consacré aux tomates séchées publié par l'un de mes blogs favoris voué aux délices culinaires à vocation fruits-légumesque qui a fait tilt. J'y ai appris qu'immerger des tomates séchées dans de l'huile en présence d'ail ou de fines herbes (peu acides) fait courir un risque de contamination par la toxine botulique, qui peut être mortelle. JP, l'auteur averti et gourmand du blog olharfeliz donne ce lien précieux en référence.

J 'avais donc gardé cette information dans un coin de la tête, faisant un parallèle avec les macérats obtenus à partir de plantes fraîches qui ont parfois la fâcheuse tendance de fermenter en cours de réalisation.
Je me suis alors souvenue d'une
recette expérimentée par cette chère Malégria à Lima, qui a tenté des macérats en les démarrant au vinaigre avant de passer à l'huile, ce qui m'avait beaucoup intrigué.
Il y  a aussi eu ce fil de discussion sur le forum faits maison. J' y avais participé -mais pas de façon, efficace, je le réalise aujourd'hui- car je n'avais pas encore assemblé les pièces du puzzle. Pour résumer ce fil, la conclusion -provisoire- des cogitations collectives  était qu'une macération préalable dans le vinaigre permettrait une meilleure extraction des principes actifs. Je pense aujourd'hui, quand il s'agit de plantes fraîches bien sûr, que sa fonction première est de limiter les risques de fermentation, car le vinaigre acidifie les ingrédients utilisés.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-orange.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. D'autres éléments me le font dire:

-Certaines méthodes (plutôt que d'autres) choisies pour conserver les plantes fraîches (j'insiste bien, cet article concerne les plantes fraîches). L'ouvrage de Maria Treben: La santé à la pharmacie du Bon Dieu (Ennsthaler ed.) qui ne s'intéresse dans ses recettes qu'à des espèces végétales fraiches est très intéressant à cet égard. Très peu sont mises à macérer dans l'huile. Maria Treben privilégie les pommades (j'avais  tenté sa méthode avec du
souci frit). Elle prépare en huiles:
-la camomille (avec le conseil de laisser au froid ensuite), le millepertuis, le thym et c'est tout.

-Dans L'herboristerie (ed. du Sureau) de Patrice de Bonneval, je me suis amusée à consulter la liste de toutes les recettes dites "traditionnelles", collectées dans les vieux textes, dans la tradition  orale, etc. Pas une ne fait référence à des macérations de plantes fraiches dans l'huile sans une cuisson prolongée (avec ébullition: joubarbe, rose rouge, que j'ai déjà tenté
ici, sureau).De toutes façons il y en a très peu. Comme chez Maria Treben, le support gras est d'abord une pommade réalisée avec une ébullition. (bouleau, lierre terrestre, marjolaine, marrube blanc, peuplier, souci ).

Pourquoi je cite ces deux sources en particulier? Parce qu'elles renvoient à une utilisation des plantes polie par la prudence de la tradition.
 
-Dans le nouveau "sous-blog" (comme elle l'appelle elle-même) que Bluetansy vient d'ouvrir sur les huiles infusées
  ici , elle cite, parmi les méthodes,  la macération préalable  (dans l'alcool) avant infusion dans l'huile. Outre l'extraction possible de principes hydrosolubles, on peut y voir aussi un moyen d'éloigner le risque de fermentation.

Mon puzzle me parait complet:

Quand on prépare des huiles infusées avec des plantes fraiches, la macération préalable  dans l'alcool ou le vinaigre n'est pas inutile. Elles apporte une sécurité contre la fermentation, surtout quand on procède à des macérations solaires longues et sans cuisson.

 
L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/legume/images/tomate.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Lien: le site de Vincent le canneux, le roi enjoué de la conserve maison et ses recommandations précieuses en matière de précautions.

Attention: un liquide fermenté, c'est facile à repérer. En revanche, la toxine botulique se fait nettement moins remarquer. Le gout et l'aspect pouvant sembler intacts.
L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-orange.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-orange.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-orange.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
par venezia publié dans : green cosmétique
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Mercredi 12 mars 2008
Pourquoi en or?… Simple jeu de mots:
… à cause de la couleur de la lotion… et parce que je suis ravie de son efficacité.


DSCN5002.JPG                                                              Après agitation de la lotion

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-055.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Depuis quelques mois, j'ai adopté le démaquillage à l'huile, et je suis très contente de la formule donnée ici.
Mais comme j'applique toujours le mélange sur une peau très humidifiée à l'eau minérale, j'ai pensé qu'en fabriquant une lotion bi-phasée, j'obtiendrais un deux en un très pratique. J'ai juste dosé avec une bonne proportion d'huiles, corsées d'une touche d'extraits CO2, ce qui donne, après agitation du flacon une très belle couleur mordorée au mélange.

La nouveauté: j'ai mis une petite proportion -10%- de Regulat, ingrédient dont je n'ai pas encore parlé ici en raison de sa puissance qui m'a conduite à faire de nombreux essais, pas toujours concluants. Je pense -pour moi en tout cas- avoir trouvé un dosage qui me convient.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-055.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Le Régulat c'est quoi? Un liquide archi-concentré en enzymes mis au point par un allemand. Il est obtenu par la fermentation en cascade et en milieu lactique de végétaux bio : dattes, figues, noix, noix de coco, citrons, pousses de soja, céleri, pousses germées, artichauts, millet, pois, safran. Il est utilisé par voie interne, entre autres fonctions, pour activer les processus de desintoxication et en externe comme cicatrisant et régénérant cutané. Par voie interne, j'ai essayé (goût plutôt acidulé), mais comme c'est de la dynamite, la réaction a été trop forte. Je me promets de re-tester en prenant de nombreuses précautions comme de boire vraiment beaucoup, et avec des micro-doses. Il est également conseillé de débuter une cure en l'accompagnant de spiruline, ce que j'ignorais lors de mon premier essai.

Par voie externe, il est recommandé de pulvériser le Régulat en le coupant à moitié d'eau de source pour les soins du visage, mais là encore, avec ce dosage, c'était beaucoup trop fort. J'ai donc réduit la quantité. Le résultat est épatant. Cette lotion biphasée nettoie mais entraîne aussi un éclaircissement du teint.

DSCN4999.JPG                                                    La couleur un peu trouble de la phase aqueuse est dûe à la présence de Régulat.


Lotion nettoyante bi-phasée au Régulat

pour 50ml
25ml eau d'Evian
5ml Regulat
10ml huile de sésame
5ml macérat huileux de souci et camomille romaine
3ml macérat huileux de lavande
2ml huile de roses bretonnes maison*(cliquer sur le lien pour sa préparation)
2 gouttes du mélange d'extraits CO2 : souci-argousier-rose musquée

Verser les ingrédients, en commençant par la phase aqueuse dans un vaporisateur. Bien secouer le flacon avant chaque usage.

Le mélange d'extraits CO2 que je prépare à l'avance est celui indiqué par Donna Maria dans son livre : Making aromatherapy creams and lotions (ed. Storey books).

On peut bien sûr varier le choix des huiles. L'huile de sésame est particulièrement bénéfique aux peaux sèches. Souci, camomille, lavande ont des effets calmants et anti inflammatoires. L'huile de roses serait plus régénérante.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-055.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. A Paris, j'achète le Régulat chez Anthyllide, 28 rue du Pont Louis-Philippe, 75004. Il existe des petits flacons de 20ml, format intéressant si on veut tester.
Le site français du Regulat ici

par venezia publié dans : green cosmétique
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Mercredi 27 février 2008

Mysore dans le Karnataka est la capitale de l'huile essentielle de santal (santalum album) dont, à ma connaissance, le meilleur est produit dans une petite usine gérée par la province.
Elle se trouve à trois kilomètres du centre, on peut la visiter (photos interdites) et y découvrir la simplicité monacale du processus de fabrication. 


DSCN0001_3.JPG                                   Entrée de l'usine, (photo faite à la volée) installée dans un vieux bâtiment datant de 1917.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif7/gif_70_03.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Près de l'entrée, un arbre tout maigrelet: un santal de 25 ans (famille des santalacées, je n'ai pas eu le droit de lui tirer le portrait… ), âge à partir duquel on l'utilise pour la distillation. Ce sont les racines et le cœur du bois qui sont odorants. Les arbres sauvages poussent à l'état endémique dans la région, mais même s'ils sont protégés par les autorités, les forèts sont encore pillées et ils sont en voie de raréfaction, d'où l'augmentation régulière du prix de l'huile.

Quand on pénètre dans les bâtiments, on découvre d'énormes blocs de santal (vieux de 90 ans, paraît-il). Ramassés en 1980, il y en a pour 455kg de bois, lourdes racines aux formes tourmentées.

Aujourd'hui, explique le gardien qui fait office de guide, les troncs proviennent d'Inde (des états du Tamil Nadu,
de Maharashtra, de la région de Mysore) et … d'Afrique du Sud, a-t il ajouté. Ce qui m'intrigue, car le santal sud africain semble être en majorité d'une autre variété (santalum spicatum).
Les gros tronçons sont débité en éclats de plus en plus fins, au moyen de machines d'un mécanisme minimaliste trônant dans de grandes pièces vétustes et vides, jusqu'à la réduction en poudre fine, dont l'odeur imprègne tout. C'est la poudre qui est distillée à la vapeur d'eau; il en faut 2500 kg pour obtenir de 45 à 50 l d'huile essentielle. La poudre utilisée est ensuite récupérée pour faire des savons ou des bâtons d'encens.
L'eau des gros alambics en métal est recyclée lors de la distillation pratiquée en continu. Quatre étaient en fonction lors de notre visite, sur une douzaine d'appareils. L'usine tourne six mois avec l'élaboration  d'huile essentielle, les six autres sont réservés à la fabrication des bâtons d'encens.
Une autre salle, interdite au public, est destinée à la redistillation de l'huile essentielle pour une meilleure qualité. C'est à peu près tout ce que j'ai pu obtenir comme détails, la visite se faisant au pas de charge.

Dans un coin, deux ou trois ouvriers taillaient à la  hachette des morceaux de santal, vendus au poids dans les boutiques de Mysore.On y trouve aussi de la poudre de santal, proposée pour faire des masques de beauté.





DSCN0001.JPG
                                                                 On aperçoit la haute cheminée d'où s'échappent les fumées de chauffage des gros alambics.


DSCN0001_1.JPG


L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif7/gif_70_03.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. De l'autre coté de la rue, le modeste magasin où l'on peut acquérir de l'huile essentielle (en flacons de 5g seulement, vendus l'équivalent de 11€), des savons (rien de transcendant) ou des bâtons d'encens. L'huile essentielle pure avec le label du Karnataka ne se trouve que dans cette petite échoppe. Pas d'achat possible par correspondance, aucun autre point de vente…

On trouve aussi à Mysore, dans l'Emporium (grand magasin) Cauvery de l'huile essentielle, mais elle est coupée et n'a pas cette finesse au nez. C'est elle que l'on peut dénicher dans certaines boutiques de la rue du Faubourg Saint Denis à Paris.

SANDELHOLZ.jpg                                                   illustration de F.E. Köhler représentant le santalum album trouvée sur ce site


Propriétés et utilisations de l'huile essentielle de santal

Composants principaux : sesquiterpènes, sesquiterpinols sesquiterpinals, acides.

L'huile essentielle de santal a un parfum très doux et onctueux, avec une pointe citronnée,des notes boisées. Lydia Bosson écrit que "sa fragrance rappelle le musc et la rose réunis", je ne suis pas convaincue.
Outre sa senteur délicieuse et son pouvoir fixatif quand on l'associe avec d'autres HE, c'est une huile que je trouve merveilleuse pour la peau, à la fois antiseptique, anti inflammatoire et calmante.Comme les autres He extraites de bois, elle se bonifie et se complexifie en vieillissant.

*Lydia Bosson (in L'aromathérapie énergétique, ed. Amyris) suggère de masser le cou avec quelques gouttes en cas de picotement lors d'un début de mal de gorge. Je n'ai pas encore essayé. Elle  la conseille aussi contre les inflammations articulaires et musculaires, incorporée dans une huile de massage. Elle la recommande également pour chasser le bavardage mental avant la méditation avec l'application d'une goutte sur le troisième œil. Enfin, elle la suggère en massage sensuel sur le ventre (coupée aux 2/3 d'huile de noyau d'abricot) pour éveiller la libido.

*E.Joy Bowles (Guide des huiles essentielles, Le courrier du livre) la recommande :
-contre les démangeaisons cutanées, diluée (5 gouttes dans une cuilérée à café, un dosage corsé). 
-en soin apaisant, avec 3 gouttes mélangées à une crème base (je suppose qu'il ne faut pas appliquer les 3 gouttes d'un coup… )
-contre les infections génito-urinaires et démangeaisons, avec 3 gouttes dans l'eau pour un bain de siège de dix minutes.

*Dans L'aromathérapie exactement (ed. Roger Fallois), une référence, l'HE est recommandée comme décongestionnante dans le cas de varices, d'hémorroïdes, contre la fatigue cardiaque, les névralgies, sciatique et lumbago. Remarque glanée  dans le livre: "le santalol de santalum album est un excellent toni-cardiaque mais un piètre anti-infectieux (son prétendu pouvoir anti-infectieux urinaire est totalement surfait)".

*Le plus dityrambique est Michel Sommerard -dans
Le chemin des arômes (ed. Medicis) -.  Pour lui, le santal est l'antibactérien n°1 de la flore cutanée et l'arme la plus efficace contre les bactéries à l'origine de l'odeur de transpiration
-Il le conseille aussi dilué à 8% dans un macérat huileux de millepertuis contre les varices, les hémorroïdes.

*D. Baudoux n'en parle pas et Nelly Grosjean indique de telles proportions (du style 20ml à diluer avec d'autres HE ) qu'elle n'a peut être pas dû en utiliser souvent, vu le prix et la rareté.



L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif7/gif_70_03.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Recettes avec de l'HE de santal données sur ce blog


-crème veloutée pour le corps à l'aloes (sans cire émulsifiante)

-baume précieux pour l'esprit et le corps

-lait d'agrumes pour le corps

-déodorant parfumé santal-patchouli

-soins à l'ylang et au santal, pour cheveux secs (huile de soin, brume hydratante, miel avant-shampoing)



L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif7/gif_70_03.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Lien: un article (en anglais) du Deccan Herald sur l'usine de santal de Mysore : ici


par venezia publié dans : green cosmétique
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Vendredi 22 février 2008
Je  n'avais pas prévu de célébrer mon retour des Indes par un article aussi bzzifiant mais en mon absence devant l'écran, ce blog a été "transféré" par les administrateurs d'over-blog sur un nouveau support technique dont je ne maitrise pas tous les arcanes.  Ainsi, pour l'instant, impossible d'inclure des photos dans les articles, le fichier images s'affiche"saturé" (alors qu'il n'occupe que 35% de la place affirment de mystérieux chiffres) et surplus cadeau, il bugue à répétition … J'espère pouvoir résoudre cette énigme technique ce week end… sinon, j'irai peut être m'installer ailleurs…  


L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/moustique_02.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Juste avant de partir, je n'ai pas réussi à mettre la main sur un vieux flacon de mélanges d'huiles essentielles anti moustique que je traîne depuis un ou deux ans. J'ai donc concocté à la volée une nouvelle mouture  plus destinée à calmer les piqûres qu'à les prévenir.  Je me suis largement inspirée d'une formule du Gattilier, qui associe trois huiles essentielles (que j'ai retenues) avec de l'hydrolat d'hysope et un dispersant. J'ai préféré un support huileux pour des raisons de conservation et j'ai donc préparé le cocktail suivant:

huile calmante post moustiques

Pour 5ml
30 gouttes d'He de geranium bourbon,
30 gouttes d'HE de citronnelle,
30 gouttes d'eucalyptus citronné, les trois provenant de  Bio Mada
complétées avec du macérat huileux de lavande (le Gattilier).


Rien dans ce mélange n'étant photosensibilisant, j'ai pu en appliquer même en plein soleil sans dommage… car j'ai eu droit non seulement à des bzz nocturnes mais aussi à des vrrr diurnes…
Excellente efficacité de cette formule simple, que je retiens désormais. 

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/moustique_02.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Comme j'avais emporté à la fois pour l'énergie qu'il dispense et en mémento amical le vinaigre de voyage offert par Michèle (composé d'HE diluées dans du vinaigre de cidre bio, corsé d'un peu de sel et d'alcool), j'en ai pschitté un jour par curiosité sur une piqûre particulièrement irritante, puis j'ai massé avec le mélange anti -moustique. J'ai découvert à cette occasion que le vinaigre potentialisait remarquablement l'efficacité de l'huile en accélérant notamment la venue de l'apaisement.
Il n'y a pas que les moustiques qui attaquent. Même après l'agression de bêtes volantes non identifiées particulièrement hargneuses, l'association d
es deux produits s'est révélée efficace, en renouvelant parfois deux ou trois fois l'application de l'huile aux HE pour ratatiner plus vite les boursouflures.

Pour calmer les piqûres de l'été, vive la vinaigrette aux huiles essentielles.

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/moustique_02.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/moustique_02.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.





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