Vendredi 16 mai 2008
Pourquoi crème cérat? Parce que je n'ai pas réussi à trancher.

Non entamé, ça ressemble à une crème

Quand on en prend (avec une spatule), on a l'impression d'avoir à faire avec un cérat.
A l'application sur la peau, même effet troublant: ça s'étale un peu comme un cérat… mais la peau boit vite, comme avec une crème.
Bref, ce petit Ovni d'une efficacité surprenante -que je teste depuis plus d'une
semaine- me ravit.Après des mois de cérat, je cherchais en effet à élaborer quelque chose avec une consistance plus fine, tout en gardant le confort que la texture du cérat apporte aux peaux intolérantes à tout.
Par ailleurs, je voulais, pour une bonne hydratation, plus de phase aqueuse dans la formule, mais sans avoir à utiliser d'émulsifiants complexes, car je les soupçonne -pour le visage- de limiter la tolérance des crèmes.
*Premier déclic: j'ai repensé au livre de Sophie Macheteau 90 recettes de
beauté bio à faire soi-même (ed. Vigot) que j'avais justement acheté parce qu'elle n'emploie pas de cire émulsifiante et que
néanmoins, les crèmes s'y affichent avec des phases aqueuse/huileuse à 50:50, plus donc qu'avec un cérat. Je l'avais enterré en raison
des nombreuses approximations qu'il renferme. Mais comme il y a des photos à l'appui, j'ai supposé que ces crèmes avaient bel et bien été réalisées… avec les formules indiquées. J'en ai donc
cherché une dont je pourrais m'inspirer en prenant en compte l'harmonie que sa formule dégageait et j'ai retenu le concentré de jeunesse au bois de Ho. (p. 79). Elle contient:26g d'hydrolat
17g d'huile
3g de cire (mimosa)
1 cuillérée à café de substitut de lanoline, plus des huiles essentielles, de l'extrait d'EPP et de la vitamine E.
*Deuxième étape: j'ai ressorti une fois de plus pour la scruter la formule de
lacrème Effadiane à laquelle j'ai recours en cas de problème même si sa formule ne me satisfait pas pleinement (conservateurs pas top, etc ) dont j'ai retenu trois ingrédients: squalane, cire d'abeille, avocat… puis j'ai gambergé.
Phase aqueuse
-J'ai choisi l'eau l'Uriage, la plus apaisante des eaux minérales que je connaisse. Elle est vendue en bombe, je pschitte donc dans un récipient. De façon générale, j'utilise souvent maintenant cette technique, improvisée un jour où j'étais en panne d'eau minérale.
-L'eau d'or : le seul ingrédient vraiment rare, qu'on peut bien sûr supprimer. J'en glisse dans tous les soins visage ou yeux car je le trouve très calmante.
-J'ai retenu la glycérine pour ses propriétés hydratantes, quand elle est employée à petites doses. Pour cette recette, j'ai volontairement sélectionné des ingrédients simples.
Phase huileuse
-J'ai mis près de 30% de squalane (d'origine végétale, à base d'olive), bien plus que le maximum suggéré sur le site angais Aromantic où je l'ai acheté, car Effadiane en contient plus de 50%. Si on n'en a pas, tenter peut être avec une huile d'olive bio (je précise que n'ai pas essayé dans cette version).
-J'ai choisi l'huile d'inca inchi, particulièrement hydratante et stable. On peut remplacer par du jojoba.
-Emulsifiants: si la cire d'abeille et le substitut de lanoline sont chacun de leur côté des émulsifiants modérés, à deux, il y a un réel effet de synergie, à la base de la plupart des crèmes proposées par S. Macheteau.
Troisième phase
-Un peu d'EPP, comme conservateur (modéré), je prélève cette crème avec une spatule que je passe à l'alcool 90°
-Le cocktail apaisant d'extraits CO2 cher à l'américaine Donna Maria, composé à parts égales d'argousier, de calendula et de rose musquée. Je prépare un flacon à l'avance. Si on n'a pas d'extrait CO2, on peut remplacer par de l'extrait huileux d'argousier (voir l'article très complet de Raffa sur l'argousier), qui donnera en plus de la couleur à la crème.
-Et pour la douceur du parfum, un mélange maison d'huiles essentielles sur fond d'ylang également fait à l'avance. On peut remplacer par de l'He d'ylang, de lavande ou de géranium bourbon, bien tolérées.
Crème-cérat à l'eau d'Uriage
22g eau d’Uriage
2g eau d’or
2 g glycérine bio
8g squalane végétal
5g huile d'avocat bio
4g huil d'inca inchi bio
3g cire d'abeille en feuilles Bilby
1 cuil à café de substitut végétal de lanoline
2 gtes extrait CO2
3gtes EPP
2gtes d'une macération d'HE pour le parfum
Je prépare cette crème … comme un cérat.Je stérilise bocaux, récipients et ustensiles dix minutes à l'eau bouillante vinaigrée (je démarre à l'eau froide) puis je passe tout à l'alcool à 90°. Pour les cérats qui renferment peu de conservateur, je suis d'autant plus attentive à l'asepsie.
Je prépare phase aqueuse et phase huileuse dans deux récipients que je mets au bain marie dans une même casserole.
Quand la phase huileuse a fondu, j'éteins. Je sors son récipient que je pose sur un torchon propre et repassé (ce qui le "stérilise") et j'attends un peu. Puis je prends le récipient de la phase aqueuse (avec du sopalin plié en plusieurs épaisseurs pour ne pas me brûler) et je verse lentement la phase aqueuse sur la phase huileuse en fouettant avec un fouet à capuccino. J'avais acheté le mien, il y a longtemps en Grèce pour préparer des cafés frappés, la boisson nationale hellénique en période estivale.
Le torchon évite tout bêtement au récipient de trop bouger et si on pose dessus par inadvertance un ustensile, les risques de contamination sont moindres. Dans ce cas, je repasse quand même l'ustensile à l'alcool.
En fouettant, je ramène régulièrement vers le centre le produit qui commence à prendre sur les parois. Quand ça épaissit un peu, j'arrète de fouetter et j'attends encore un peu que la température descende (je tâte les parois qui doivent être tièdes) avant d'intégrer la troisième phase. Je verse directement dans un pot stérilisé sans toucher à la crème et je tapote le pot sur une surface dure pour une bonne répartition. Pour finir, je racle les bords avec une mouvette en silicone et glisse ce reste dans un petit pot que j'utilise en premier.
Avec un fouet à capuccino, ça me semble vraiment inratable.
J'ai volontairement détaillé cette recette car je reçois régulièrement des mails où
des débutantes en cosméto maison me demandent par quoi commencer. Or je trouve que cette recette facile permet d'obtenir un produit d'une très grande
efficacité, plus agréable à utiliser qu'un simple cérat, et qui donne d'excellents résultats si on a une peau intolérante. Pour les peaux grasses et costaudes, sans doute faut -il imaginer
d'autres combinaisons.
par venezia
publié dans :
green cosmétique
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Depuis quelques mois, j'ai adopté le
démaquillage à l'huile, et je suis très contente de la formule donnée
Près de l'entrée, un arbre tout
maigrelet: un santal de 25 ans (famille des santalacées, je n'ai pas eu le droit de lui tirer le portrait… ), âge à partir duquel on l'utilise pour la distillation. Ce sont les
racines et le cœur du bois qui sont odorants. Les arbres sauvages poussent à l'état endémique dans la région, mais même s'ils sont protégés par les autorités,
les forèts sont encore pillées et ils sont en voie de raréfaction, d'où l'augmentation régulière du prix de l'huile.
illustration de F.E. Köhler représentant le santalum album trouvée sur
Juste avant de partir, je n'ai pas réussi à mettre la main sur un vieux flacon de mélanges
d'huiles essentielles anti moustique que je traîne depuis un ou deux ans. J'ai donc concocté à la volée une nouvelle mouture plus destinée à calmer les piqûres qu'à les prévenir. Je me
suis largement inspirée d'une formule du 

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