L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif7/colombe.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Plus la terre contient de formes de vie, plus la vie sous toutes ses formes est protégée.
Frank Herbert  (Le cerveau vert)

Index général du blog clic ici Je vais bientôt le mettre à jour. Mieux vaut passer par les catégories pour l'instant!
 
Index green cosmétique:
clic ici      Idem…


Mon choix cosméto favori parmi les recettes du blog  clic ici

Le blog est transféré ici: http.princesseaupetitpois.ekablog.com

 

Un peu de patience pour le fignolage des détails.

botanique

Dimanche 22 juillet 2012 7 22 /07 /Juil /2012 17:15
- Publié dans : botanique

 

Le ciste est une plante médicinale, mais elle n'est pas citée en tant que telle dans les livres de phytothérapie, ce qui est surprenant. On parle bien plus de son huile essentielle, de l'hydrolat, ou de la résine qui en est extraite, le labdanum. 

.

 

Ainsi, Jean Michel Morel (in: traité pratique de phytothérapie, probablement le livre  français le plus pointu sur le sujet) ne cite que l'HE (pour ses propriétés hémostatiques).

 

Le petit larousse des plantes qui guérissent n'en parle pas, pas plus que le Vidal de Phythothérapie, ou les deux tomes de phyto (les plantes qui nous soignent et Plantes médicinales)  de Jacques Fleurentin. 

 

J'en ai uniquement trouvé mention dans le dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France de Paul-Victor Fournier, véritable bible de la phyto datant de 1947 et rééditée récemment (en 2010) dans la collection Omnibus. Fournier (1877-1964) était un chanoine, fou de plantes, merveilleux herborisateur et son gros livre (plus de 1000 pages dans la réédition) qui en répertorie 1500 est d'une précision de… bénédictin. 

 

Il n'évoque le ciste  que pour l'extraction du labdanum, précisant les deux variétés de cette gomme-résine.L'une est extraite du ciste de crète et l'autre d'Espagne.La première (voir le lien ci-dessous) est ramassée directement en peignant les chèvres qui se frottent aux buissons résineux;  la seconde s'obtient en faisant bouillir les rameaux dans de l'eau. Cette gomme était utilisée, explique t'il, comme "médicament nervin, stimulant, astringent, hémostatique et révulsif". Il entrait dans la composition du "baume hystérique", (formule, qui fut inscrite au codex de Paris ici) de "l'emplâtre contre la rupture (pas les sentimentales, mais les hernies infantiles… formule ici)" ajoute t'il soulignant qu'on ne l'utilise plus en raison de la difficulté à l'obtenir pur.


 

 ici sur la production de labdanum en Crête. (Ne pas rater les photos des chèvres imbibées de résine… ) 

 


Néanmoins voici quelques liens trouvés sur internet à propos de l'usage de la plante (et non de la résine) en phytothérapie. Dans tous les cas, en externe pour la peau, ce sont les feuilles qui sont citées, et non les fleurs. En interne, la plupart du temps: les feuilles (pour les liens que je donne). J'ai trouvé quelques recommandations pour les fleurs en interne, en vertu de leurs propriétés anti oxydantes, mais l'indication reste rare. 

 

ici: 

(variété helianthemum canadense) en anglais

Entre autres: pour soigner diarrhées, scarlatine, pbs de peau, irritations de la gorge ou de la bouche, soin des yeux. Emétique (=vomitif)  à forte dose.

 

ici

(4 variétés évoquées: ciste de Montpellier, ciste à feuilles de sauge, ciste à feuilles de romarin, ciste velu, nom vernaculaire (=local): mellia) site de phyto tunisien. 

"Usage externe : Traitement des blessures, morsures et brûlures.

Usage interne : dépurative."


ici

(variétés: ciste de Crète et de Montpellier) en anglais.

Panégyrique du ciste  en infusion pour sa puissance antioxydante liée à sa richesse en polyphénols,  et son action de chelation des métaux lourds (c'est un site de vente… ). L'éloge s'appuie sur diverses études scientifiques allemandes.  

Prudence en interne, le ciste ayant par tradition la réputation d'être vomitif à haute dose.

Son action sur la peau en externe est également longuement évoquée.

 

Si on la classe dans la phytothérapie, l'hydrolathérapie  s'y intéresse, aussi bien le livre de Lydia Bosson que celui de Suzanne Catty y font référence. Sont citées, avec extraction à partir des feuilles : les propriétés astringentes (pH très bas), cicatrisantes, virales, anti microbiennes, anti ride et de regénération cutanée. Des utilisations en interne en gynécologie sont aussi évoquées. 

Plus le texte d'Aroma zone: ici)

 

En elixir floral, une cistacée (Helianthemum Nummularium ou rock rose, nom du ciste en anglais) est le remède de ceux qui pensent se trouver dans une situation sans issue et s'en desespèrent avec panique ou angoisse extrème. Rock rose entre d'ailleurs dans la composition du Rescue, le remède d'urgence du Dr Bach. 

 

Dans les répertoires homéopathiques, seul le cistus canadensis est cité.

 

PS on dit le ciste (au masculin) quand il s'agit de la plante.  La ciste designe une corbeille.

 


 

P1000694.jpgTous les cistes ne Fourni ne dégagent pas la même odeur. J''ai remarqué que ceux qui avaient des feuilles foncées (comme sur cette photo) et qui étaient très poisseux, donc gorgés de résine, restaient bien parfumés au séchage. 

 

Expériences personnelles

 

J'ai déjà parlé du ciste à plusieurs reprises sur ce blog, surtout à mes retours de Fourni. Voir ici ou ici

 

Je fabrique très très régulièrement un baume qui favorise la cicatrisation à la vitesse de l'éclair en utilisant la teinture (couplée à celle de labdanum) et non l'HE. L'He me semble cicatriser presque trop vite les bobos en externe.

Par ailleurs, j'incorpore régulièrement de la teinture de ciste dans les sérums anti décrépitude pour le visage ( par exemple  ici ).

 

J'ai fait de nouveaux tests cette année en Grèce. Les deux plus probants:


J'ai frotté une coupure au doigt qui saignait avec une feuille fraiche de ciste: arrét immédiat du saignement puis cicatrisation très rapide en refrottant la plaie à deux ou trois reprises encore.


J'ai appliqué une infusion (à très petites doses) de feuilles de ciste et de pétales de rose rouge: apaisement quasi immédiat de démangeaisons recurrentes. On recommence quand les démangeaisons reprennent.

 

La note ambrée

 

il existe de nombreuses variétés de ciste. Je mise  sur celles gorgées de soleil; ce sont les plus riches en labdanum, résine repérée -et étudiée- pour ses multiples vertus depuis l'Antiquité.

Le ciste ramassé à Fourni en renferme probablement beaucoup car les feuilles séchées exhalent un merveilleux parfum à la fois chaud, légèrement fumé et résineux. Pour avoir senti des cistes dans le sud ouest en France, la différence olfactive est très nette; aussi grande qu'entre un romarin un peu âcre poussant au nord de la Loire et un romarin solaire de Méditerranée. 

 

Historiquement, ce qu'on appelle la note "ambrée" en parfumerie est un mélange de labdanum et de vanille; l'ambre gris ayant en plus des inflexions marines. Voir ici des explications sur la note ambrée et ici encore d'autres, mais en anglais.

Ecrire un commentaire
Voir les 11 commentaires
Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 14:46
- Publié dans : botanique

Je les ai rencontrés dans le Valais suisse. Evocateurs de la montagne, chacun dans son style. 

 

J'ai été très étonnée d'apprendre qu'il n'y avait probablement pas (encore) de distillateur de conifères dans le Valais, … même pas pour produire des hydrolats, moins gourmands en matières premières que les HE. 

 

 

 

P1240058.jpg

Mélèzes, épicea et arc-en-ciel à Chandolin

 

Mélèze (larix decidua)

 

Le seul conifère européen à perdre ses aiguilles en hiver.

 

"Il a mieux accordé son rythme vital au rythme du soieil, et ses aiguilles ne vivent qu'un an. Il est beaucoup plus adonné à la lumière que les autres Abiétinés" (conifères) explique l'anthroposophe William Pelikan  (t.2 L'homme et les plantes médicinales, ed.Ttriades )

Du coup, en hiver, on distingue bien sa longue silhouette déplumée, au tronc élancé profondément cannelé. Un grand élégant.

Dans le Valais on utilise son bois très resistant aux écarts de température pour bâtir des chalets que noircira peu à peu le soleil.

 

P1240034.jpg Mélèze et neige  à Grimentz. On voit  bien les deux teintes du bois, le neuf et le vieilli à l'airl


Sa résine est utilisée par les anthroposophes dans des remèdes destinés notamment aux yeux fatigués. Cette résine appelée également thérébentine de Venise servait de diluant pour les vernis.

 

P1240061.jpgtronc de méleèze dans la forêt à Chandolin

 


Il existe de l'huile essentielle et de l'hydrolat de mélèze, recommandés notamment pour la sphère bronchique et comme remontants immunitaires. Je n'en ai pas encore utilisé. Mais comme j'ai lu ici que l'hydrolat de mélèze pouvait agir sur les rêves, j'y pense sérieusement… 

 


P1240085.jpgOn dirait qu'ils veillent sur le village (Saas Fée)

 

Arolle  ou arole (pinus cembra)

 

 J'ai découvert que c'était le pin cembro, dont j'ai dû déjà utiliser l'huile essentielle. J'ai donc été ravie de le voir enfin "pour de vrai", c'est un bel arbre, ami de l'altitude (au-dessus de 1700m; la forêt de Chandolin où j'ai pris quelques photos se situe au dessus de 2000m). J'ai appris comment le distinguer d'autres conifères: ses aiguilles sont disposées par cinq en plumets. Ses fruits en forme de cônes renferment des pignons délicieux. Les écureuils et des oiseaux comme le casse-noix apprécient…

 

Avec sa grande densité d'aiguilles, Je lui ai trouvé un aspect hivernal opulent.

 

 

P1240055.jpgbranches d'arolle ployant sous la neige

 

 

Les lits taillés dans du pin cembro (chercher à stone pine dans ce cas pour trouver des informations) et les oreillers garnis de ses copeaux sont réputés apaiser le mental et le rythme cardiaque. L'huile essentielle (tonique, antiseptique, insecticide)  et l'hydrolat sont distillés à partir des aiguilles.

 


 

L'épicéa commun (picea abies)

 

Autre nom du sapin rouge, dont les aiguilles sont disposées tout autour des rameaux, à la différence du sapin blanc (abies alba, ou sapin pectiné) où elles semblent s'aligner sur deux rangées. Autre différence: l'épicea laisse pendre ses pommes de pin vers le bas, alors que le sapin blanc les dresse vert le haut. Il a l'épinette pour cousine canadienne.

 

Souvent utilisé comme sapin de Noël, il a une apparence familière à l'œil et on le verrait bien déambuler sur des chemins pentus comme un escogriffe sylvestre.  J'en ai contemplé de très grands en forêt (comme sur la première photo) qui semblaient prèts pour la balade…

 

P1240109.jpgEpicea très généreux en fruits à Saas Fee

 

On  utilise la résine de l'épicea et on extrait une huile essentielle assainissante et tonifiante de ses aiguilles; on produit aussi de l'hydrolat que j'avais testé il y a longtemps comme remontant, à une époque où on trouvait plus facilement les merveilleux hydrolats de Biotopes.

 


Ecrire un commentaire
Voir les 11 commentaires
Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 20:57
- Publié dans : botanique

J'ai entre les mains la nouvelle édition de L'aromathérapie de Dominique Baudoux (éditions Amyris) sortie au troisième trimestre 2008. Comme je n'ai pas lu grand chose dessus, je m'y suis plongée pour découvrir les nouveautés de plus près.

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/objets/bureau/bureau_99.gif  Douze huiles essentielles ont été ajoutées aux soixante déjà recensées, dont quatre épices: cardamome, coriandre, muscadier et poivre noir. Quant aux autres nouvelles, je suis ravie de leur présence, car je les utilise déjà:  angélique, cajeput, matricaire, menthe des champs, patchouli, rose de Damas, saro et sauge sclarée.

Aux abonnés absents: les agrumes , sous représentés: ni pamplemousse, ni néroli ni petit grain clémentine ou mandarine. Des résines : pas de copaiba, d'élémi ou de myrrhe. Manquent aussi, dans les anti- inflammatoires: les achillées, le curcuma, le santal…  

Je n'ai pas comparé tous les textes des HE qui figurent dans les deux éditions, mais quand je l'ai fait, j'ai constaté qu'il n'y avait pas de changement.

En revanche, il y a pas mal de modifications dans le formulaire thérapeutique. Les recettes sont très souvent dopées d'une HE supplémentaire, tirée de la nouvelle liste.

Des exemples?

brûlure: matricaire rajoutée à la composition lavande aspic-bois de rose-géranium rosat.

hématome: patchouli ajouté au cocktail helichryse italienne-laurier noble-lavandin super.

plaie: cajeput ajouté au trio ciste-lavande vraie-thym thujanol

fatigue nerveuse
: saro ajouté à marjolaine des jardins-petit grain bigarade-mandarine zeste

fatigue physique: poivre noir ajouté à épinette noire-pin sylvestre-sapin baumier-menthe poivrée (je trouve ça un peu étrange car le poivre noir est  tropical pas les quatre autres)


… la liste est très longue, la plupart des recettes ayant été étoffées. Sinon, l'introduction n'a pas bougé.

 
http://mamidoo.free.fr/html/gifs/objets/bureau/bureau_99.gif  NB:  un détail m'a beaucoup amusée. Si l'on compare la liste des 10 HE dites "essentielles" publiée à la fin de L'aromathérapie à celles des douze HE "préférées" de Baudoux  (en fait, il en cite treize…), celles qu'il a sélectionnées pour son Guide pratique d'aromathérapie familiale et scientifique (ed. Inspir), sorti lui aussi en 2008 …  ce n'est pas tout à fait la même!
On retrouve sept HE dans les deux listes; sinon, chaque ouvrage fait bande à part pour le reste…

Par ailleurs, les formules sont rarement les mêmes d'un livre à l'autre, ce qui signifie qu'il n'y a pas qu'une vérité…

Psoriasis
bois de rose-ravintsara-géranium rosat d'Egypte-myrrhe-matricaire dans macérat de calendula dans L'aromathérapie
géranium-tea tree-menthe poivrée dans macérat de calendula dans le Guide pratique, soit une seule He commune, le géranium.

Piqûre de guèpe, abeille, etc
.
lavande aspic-matricaire-tea tree-géranium rosat dans L'aromathérapie
lavande aspic-immortelle-eucalyptus citronné dans le Guide. Une seule He partagée: la lavande aspic.

Il y aurait plein d'autres exemples…

2° NB: autre détail amusant: la photo de Baudoux figurant sur le quatrième de couverture n'est pas la même pour l'Aromathérapie (nouvelle édition) et le Guide pratique, parus pourtant à peu près au même moment. Si l'auteur arbore toujours une cravate rouge, il a quelques cheveux de moins sur la photo publiée sur le Guide…


Ecrire un commentaire
Voir les 9 commentaires
Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /Août /2008 23:36
- Publié dans : botanique

Ce ne sont pas les livres sur les plantes médicinales qui manquent. Pour tester leur pertinence, mieux vaut savoir d'où ils tirent leurs informations: compilations, pratique, études sur le terrain…  Tous ne le disent pas…

Cela me semble particulièrement intéressant si par exemple, on veut se lancer dans des  macérations de plantes. Dans l'huile? Dans l'eau? Comment choisir? On ne connait pas toujours les propriétés hydrophyles et/ou lipophiles des végétaux; parfois il y a débat… (je pense par exemple à la centella asiatica). Alors, on essaie de voir ce qui se dit dans les livres, qui se réfèrent notamment à la tradition, sans trop savoir toujours ce que recouvre ce mot. Est-elle fondée sur la transmission d'une pratique? Sur un savoir discrètement enrichi de compilations dans des livres plus ou moins anciens?

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/objets/bureau/bureau_91.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. D'où l'importance de remonter le plus possible aux sources écrites…

Si on regarde la compilation qu'est en train de faire Bluetansy sur son site consacré aux
huiles infusées, on découvre qu'elle recense pas mal d'auteurs anglo-saxons.
 
C'est ce qui m'a donné l'idée de me plonger dans l'un des grands classiques de la phytothérapie britannique, l'herbier de Nicolas Culpeper publié au XVII° siècle (il y a eu de nombreuses éditions, qui différent légèrement).
Pour les fans d'Harry Potter, c'est dans cet herbier que Joanne Rowling a puisé les
noms des herbes magiques…


Le portrait est pris sur le site de la
bibliothèque de  Yale, qui permet de consulter sur internet une version de l'English physician, l'herbier paru du vivant de Culpeper en 1652 (il est mort en 1654 à 38 ans). (Une autre version, plus complète, ici).

Astrologue, herboriste, Nicolas Culpeper soignait les pauvres de l'East end londonien. Ce qui le rend cher à mon cœur, c'est qu'il a rendu accessible  - à tous ceux qui savaient lire… - la
London pharmacopaieia rédigée en latin pour le corps médical (la première liste "officielle" anglaise de médicaments et de formules, qui date de 1618) en traduisant ce texte en anglais. Ce pied de nez aux autorités sema la pagaille, lui valut pas mal d'ennemis d'autant qu'il y apporta sa touche personnelle d'astrologue…

J'ai travaillé à partir de ce que j'avais, un reprint publié dans les années soixante dix (Foulsham &co) du
Complete Herbal (l'une des variantes  du Physician).

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/objets/bureau/bureau_91.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. J'ai donc décidé de relire tout le bouquin pour relever le nom de toutes les plantes utilisées :
- en macération huileuse  (désignée comme "huile", oil en anglais)
-en baume (salve) ou pommade (ointment), ce qui nécessite une matière grasse
-…  frites à la poele (eh oui)
-en cataplasmes (poultice), s'il y a un support huileux.

Magré ma lecture appliquée, j'ai peut être oublié des plantes, et dans un ou deux cas, les indications n'étaient pas claires (je l'indique au passage).
J'ai systématiquement cherché et indiqué le nom français.

On découvre dans cette liste des plantes très connues, d'autres, très rares ou complètement tombées en désuétude.
Comme le texte est accessible sur internet, celles et ceux qui s'intéressent pourront y retrouver les mots mêmes de Culpepper et les formules de son époque.

Les matières grasses utilisées

  *L'huile d'olive (qu'il recommande pour les macérations), ce qu'il appelle de l'huile de salade (sans préciser plus), le beurre, le saindoux (axonge,  hog's grease, qui signifie oing en vieux français, c'est à dire graisse, le plus souvent de porc), le lard.

Dans la liste, je donne donc:

Le nom anglais, suivi du nom latin indiqué par Culpeper (dans de rares cas, il ne correspond pas), le nom français, et l'usage indiqué.
J'ai conservé l'ordre alphabétique du livre que j'ai consulté.

Adders' tongue (ophioglossium vulgatum) langue de serpent, ophioglosse commun: huile et baume

alkanet (anchusa tinctoria) fausse bourrache ou bluglosse officinale: pommade

agrimony (agrimonia eupatoria) aigremoine: huile et pommade

anemone (anemone nemerosa) anemone des bois: pommade

asarabaca (asarum europarum) aseret d'Europe: huile


Bay tree
(laurus nobilis) laurier : huile des baies

beans (vicia faba) fêve maraîchère: catapasme de la farine avec vin, vinaigre et huile

bed straw (ladies') (galium palustre) gaillet des marais: pommade

betony (wood) (betonica officinalis) épiaire officinale: application avec un peu de graisse

brook-lime or water pimpernel ( veronica becabungavéronique des ruisseaux: frite avec du beurre et du vinaigre

broom or broom-rape (orobanche major.) orobanche du genet : huile

briony or wild wine (bryonia) bryone: fécule de bryone" avec de la graisse

bugle (ajuga reptans) bugle rampant : pommade


Camomile
(anthemis nobilis) camomille romaine: huile

caraway (carum carvi) carvi: graines broyées et frites

celandine (the lesser) also caled pilewort (ficaria verna) ficaire fausse renoncule: huile

chickweed (alsine media) alsine: jus bouilli avec de la graisse

clary (salvia sclarea) sauge sclarée:  feuilles frites

cleavers (galium aparine) gaillet gratteron: jus bouilli avec de la graisse

coleworts (brassica oleracea): chou fleur, chou pommé? : cendres des tiges avec de la graisse

coralwort (dentaria) cardamine (ou dentaire) à bulbilles : pommade

costmary (balsamita vulgaris) herbe au coq, tanaisie balsamite : pommade

cowslips or peagles (primula veris) primevère officinale: pommade

crab's claws (semper vivum aquatica) selon mes recherches sur le net, (voir
ici) le nom latin serait en réalité stratiotes aloides, aloes ou ananas d'eau: pommade

cresses (sciatica)  (iberis sisymbrium) iberis  : cataplasme avec gaisse ou baume

cuckoo pint (arum vulgare) arum tacheté : huile et pommade


Daffodil (common)
(narcissus pseudo narcissus) jonquille : huile (des racines)

daisies (chrysanthemum leucanthemum) grande marguerite: huile, pommade

dill (anethum graveolens) aneth: graines rôties ou frites utilisées dans les huiles et les emplâtres

dittany
of Crete (origanum dictamnus) dictamne de Crête:  écrasé, mélangé avec du polypode et de la  graisse

dragon (dracontium) arisème dragon? (un léger doute pour l'identification): pommade


Elder (dwarf)
(sambucus humilis) sureau yèble : huile exprimée des graines

eringo or sea holly (eryngium maritimum) panicaut des dunes: racines écrasées et bouillies avec de la graisse


Faverel (woolly) (draba incana) drave grisâtre : pommade

fennel  ( sow or hog's) (peucedanum officinalis) peucedan officinal, fenouil de porc: avec huile et vinaigre

fern (brake or brake) (pteris aquilina) fougère aigle: racines écrasées et bouillies dans de l'huile  oude le la graisse

fern (osmond royal, or water) ( osmunda regalis) osmonde royale: pommade avec l'huile, baume

fig tree (ficus carica) figuier commun: pommade avec graisse et cendres du bois

flax
(linum usitatissimum) lin: huile

fleabane (marsh.) (senecio vulgaris) seneçon vulgaire: pommade avec graisse, poudre de mastic et d'oliban

flea-wort (erigeron viscosum) erigeron? (mal identifié, plusieurs variétés): jus mixé avec de la graisse

flixwed ou  fluxweed
(sisymbrium sophia) herbe de sainte Sophie : jus dans baume et pommade

fleur de lys (garden or blue) (iris) iris des jardins: huile


Green (winter)  (
trientalis europea) trientale d'Europe: baume avec le jus, de la graisse, de la thérebentine

gum thistle
(euphorbia helioscopia) euphorbe reveil matin:  huile et pommade


Henbane (common) (hyoscyamus niger) jusquiame noire: huile extraite des graines

honewort (corn)
(sison, segeton cryptotœnia canadensis) cryptoténie du Canada: cataplasme avec du lard

honeysuckle (lonicera caprifolium) chevrefeuille: huile (des feuilles)

horehound (marubium vulgare) marrube:
jus et huile de rose, pommade avec fuilles écrasées

hyssop (gratiola officinalis) gratiole officinale: pommade


Jessamine
( jasminum officinale) jasmin officinal: huile

John's wort (St) (hypericum perforatum) millepertuis: pommade


Karse (dittander)
(lepidium sativum) cresson alenois: feuilles ecrasées et mixées avec de la graisse

kidneywort (cotyledon umbilicus) nombril de Vénus: pommade


Lavender
(lavandula spica) lavande aspic: huile

lilly (white garden)  (lilium candidum) lys blanc: pommade

lovage (ligusticum levisticum) livèche: feuilles écrasées, frites avec de la graisse


Maidenhair (white) (
asplenium ruta  muraria) rue des murailles: bouillie dans de l'huile de camomille

mallows (common marsh.) (althœa officinalis) guimauve : cataplasme avec feuilles, farine, huile de roses; huile

marigold
(corn) ( chrisanthemum segetum … et non calendula officinalis…? )   chrysanthème des blés: (en poudre) emplâtre avec graisse, thérebentine, résine

marjoram (common wild.) (origanum vulgare) origan : huile essentielle

marjoram (sweet) (origanum majorana) marjolaine: huile, pommade, baume

melilot (trifolium melilotus) mélilot: emplâtre avec suint de mouton, cire, résine

mezereon spurge (daphne mezereum) bois-gentil: pommade

misseltoe (viscum quercus) gui: mélé à parts égales avec cire et résine

moss (ground) (lychen terrestris) lichen? : huile

mugworth (common) (artemisia vulgaris) armoise panachée: pommade

mullein (white) (verbascum lychnitis) molène à feuilles de lychnis: huile (par infusion des fleurs?)


Nep (
nepeta cataria) cataire: pommade

nettle (common)
(urtica dioica) ortie : pommade

nightshade (common) (solanum) morelle :  jus avec huile de rose


Oats
(avena sativa) avoine : frite


Parsley (common) (
petroselinum sativum) persil: feuilles frites au beurre

parsley (common stone) (sison amomum)  sison aromatique, parsley (small stone) (caucalis arvensis) parsley (smooth stone) (caucalis leptophylla) caucalis (variétés difficiles à identifier exactement): huile essentielle tirée des graines

parsnip (cow.)
(heracleum sphondylium) berce commune: graines et racines bouillies dans huile

peach tree (amigdalus persica) pécher : huile tirée des noyaux

pellitory of spain (anthemis pyrethrum) pyrèthre d'Afrique: pommade

pellitory of the wall (parietaria officinalis) pariétaire officinale: pommade

pepper guinea (capsicum frutescens) piment: avec graisse de poule

pepper (water) (polygonum hydropiper) renouée poivre d'eau: pommade

pilewort (common) (ficaria verna) faux bouton d'or: pommade

plantain (plantago major) grand plantain: pommade

poley (mountain) (teucrium polium) germandrée tomenteuse: pommade

poppy (wild) (papaver rhoeas) coquelicot: cataplasme de feuilles et des têtes avec de la graisse


Quince tree
(pyrus cydonia) coing: huile?  (bizarre dans le contexte)


Rose (hip)
(rosa canina) églantier: huile

rosemary (rosmarinus officinalis) romarin: huile  (en fait, recette d'une huile essentielle  sans alambic)

rue (garden) (ruta graveolens) rue : pommade


Savine (
sabina  j
uniperus) genevrier sabine cataplasme avec de la graisse

savory (winter)
(satureia montana) sarriette des montagnes: jus +huile de rose

scabious (lesser fied) (scabiosa columbaria) scabieuse colombaire: pommade

sciatica-wort ou sciatica-grass (card mantice) cochléaire officinale (j'ai eu beaucoup de mal à dénicher le nom français, voir
ici  par exemple): pommade

self-heal (prunella vulgaris) brunelle commune:  avec huile de rose

shepherd's purse (capsella bursa pastoris) capselle bourse à pasteur: pommade

southernwood (artemisia abrotanum) aurone mâle: pommade

sow-thistle tree (marsh) (sonchus palustrus) laiteron des marais: jus bouilli avec de l'huile d'amandes amères


Tansy (garden)
(tannacetum hortis) tanaisie commune: frite avec des œufs

thorn apple (datura stramonium) datura, stramoine: pommade

thorough leaf (beupleurum campestris) buplèvre (lequel?): pommade

thyme (common garden) thymus vulgaris thym commun : pommade

tobacco (nicotiana tabacum) tabac : pommade (et huile distillée)

trefoil (trifolium, called also honey suckle) trèfle rouge (meadow honeysuckle): pommade

tutsan (hypericum androsæmum) androsème officinale: baume, pommade


Vervain (common)
(verbena officinalis) verveine officinale:  avec du lard

violet (viola odorata) violette odorante : avec de l'huile de rose


Woad (common)
(isatis tinctoria) pastel des teinturiers: pommade

wormwood (common broad-leaved) (absyntium latifiolium vulgare) absinthe: cataplasme, plante bouillie dans du lard


Yarrow (common)
(achillea millefolium) achillée millefeuille:  pommade.


Ce sont des indications du XVII° siècle. Depuis, les connaissances ont évolué. Si l'on veut s'inspirer des recettes, il est indispensable de vérifier ce qu'on sait aujourd'hui de la toxicité des végétaux cités. Certaines plantes sont des poisons violents (le datura par exemple). Je nai pas voulu censurer ce texte, mais il ne s'agit en aucune façon d'une incitation à utiliser tout ce que je liste.


L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/objets/bureau/bureau_91.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Liens (pas grand chose à se mettre sous la dent en français… )

Biographie de Nicolas Culpeper (en anglais)
ici

Une présentation intéressante de Culpeper dans son époque  (en anglais)
ici

Une version du Complete herbal (on y accède par un index, le texte semble identique à mon édition, mais l'index est fait différemment) :
ici






Ecrire un commentaire
Voir les 15 commentaires
Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /Mars /2008 17:25
- Publié dans : botanique
L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-038.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Avec la mode verte, une floppée de livres ne cessent de sortir, mais pour beaucoup d'entre eux, il s'agit plus de compilation que d'expériences. Ce qui n'est pas le cas, malgré son titre un peu austère, du livre de Christian Escriva: Précis de phytothérapie. Extraits de gemmothérapie et teintures mères.  (Editions Promonature).
Je l'avais commandé par souscription. On peut se le procurer sur le
site du Gattilier, créé par Christian Escriva où l'on trouve des macérats, des huiles essentielles, des plantes  et des préparations bio de grande qualité.

Escriva est non seulement producteur de plantes médicales mais aussi grand observateur de la nature. Il organise des stages de botanique auxquels je n'ai pas encore eu la possibilibité de participer, faute de temps, mais je compte bien tenter un jour. Dans son ouvrage, il a une approche du monde végétal pragmatique et descriptive mais également "spirituelle", dans la lignée du travail de Goethe sur  la "métamorphose des plantes" (Goethe a été l'un des inspirateurs de la biodynamie). Comme l'écrit Escriva, dans cette optique, il s'agit d'une "rencontre de la plante au moyen de nos sens ".

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-038.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Dans ce livre, il explique d'abord, brièvement mais très clairement, le mode de production des macérats alcooliques de plantes, à partir de bourgeons (gemmothérapie) ou d'une partie ou de l'ensemble de la plante (teintures mères). Pour préparer ses extraits alcooliques, il n'utilise pas de glycérine avec l'alcool (pour des raisons de digestibilité, explique-t-il)  mais du miel ou du sirop d'agave.

Il passe ensuite en revue 20 plantes pour la gemmothérapie (ce qui fait plus de 20 préparations car le bouleau est utilisé sous différentes formes: jus, jeunes pousses, etc ). J'ai découvert à cette occasion l'aulne glutineux et ses étranges bourgeons rouges (les photos sont très belles).  23 autres plantes sont recensées pour les teintures mères, dont la camomille matricaire qui me me séduit tant et dont il isole bien les propriétés (par rapport à celles de la camomille romaine). Pour chaque végétal, il y a à la fois un rappel des propriétés traditionnelles et un point sur les connaissances  contemporaines. Le tout est suivi d'un index thérapeutique (avec parfois des indications complémentaires en aromathérapie), d'une excellente bibliographie, relativement brève mais très bien commentée. Manque quand même, hélàs, une vraie table des matières.

DSCN4920.JPG                                                                                    Vénérable olivier photographié récemment en petite Camargue.

L'olivier selon Christian Escriva: "Quand nous avons la chance de nous promener dans une oliveraie (… ) , nous sommes surpris par la qualité de la lumière, l'ambiance en son sein, une paix, une sérénité, l'absence de toute inquiétude… (p. 58-59)

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-038.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Pourquoi je trouve ce livre intéressant? Au delà de l'aspect de guide thérapeutique (même si Christian Escriva s'en défend en préambule, ce sera sans aucun doute sa vocation première… ), c'est l'approche de la plante qui est passionnante, tant elle apparaît comme connue "de l'intérieur ", à la suite d'une observation méticuleuse et inspirée.

Je citerai par exemple le pissenlit car le texte incarne en quelques phrases la "manière  Escriva" de présenter une plante:
 "Le pissenlit se hâte de fleurir et de s'évanouir en une mutitude de petites graines vite emportées par le vent. La plante semble "transformer" le sol, lui apporter pour ainsi dire par sa présence des qualités plus "fines", plus élaborées. Les feuilles (… ) consommées en salade ( …)  nous "allègent" des aliments bien souvent monotones de l'hiver. (… ) La TM de pissenlit est donnée comme dépurative, dans les cures de printemps en premier lieu, chez les personnes qui se sentent "encombrées" par une nourriture trop pauvre en légumes verts, graines germées, en fruits". (p.120)
Pour le souci aussi, il y a un paragraphe très évocateur: "cette plante d'une vitalité étonnante, à la floraison hâtive (… ) surprend par l'odeur originale de ses feuilles et de ses fleurs: chaude, un peu lourde, aqueuse, complexe, rappelant presque une résine, un baume aux propriétés émollientes et réparatrices". (p. 128)

Toutes les plantes citées sont soit endémiques sous nos latitudes soit s'y sont bien adaptées, ce qui est une belle réhabilitation de la pharmacopée européenne…

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-038.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Je ne dis peut être pas si vous aviez un seul livre à acheter pour vous initier au monde végétal, choisissez celui-là.  En revanche, si vous voulez apprivoiser les plantes médicinales, les approcher d'un œil neuf, si vous voulez tutoyer leur âme, allez-y.

Liens: -un excellent article datant de 1998 (Nature et Progrès) sur la filiation de Goethe dans la biodynamie (et sur ce qu'est la biodynamie) 
ici
-Présentation et extraits du livre sur le site de la maison d'édition:


Ecrire un commentaire
Voir les 11 commentaires
Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /Mars /2008 22:20
- Publié dans : botanique
Quelques plantes interessantes rencontrées lors de mes récentes balades indiennes…


DSCN4430.JPG

Michelia champaca
, vu dans une plantation biologique (Mojo plantation) près de Madikeri, dans le Karnataka. Sur cette photo, il n'est pas à son époque de floraison. On produit une absolue de ses fleurs très parfumées.

DSCN4433.JPG

Jeunes pousses flamboyantes d'un cannelier sauvage (cinnamomum zeylanicum), dans la même plantation.


DSCN4442-copie-1.JPG


Toujours près de Madikeri, j'ai photographié cet arbre au feuillage empourpré car il est baptisé arbre à encens. Peut être un boswellia serrata,variété que l'on trouve bien dans les forêts indiennes.   



DSCN4749-copie-1.JPG


Fleur d'un "snake tree", (nagalingapoovu, couroupita guianensis) arbre que j'ai découvert devant le Mannasarala Sree Nagaraja temple, à une trentaine de kilomètres au sud d'Allepey, temple dédié aux serpents. Comme je me demandais comment j'allais réussir à l'identifier, j'ai eu la chance, en ouvrant un journal quelques jours après … de tomber sur un long article qui lui était consacré. Il est originaire d'Amérique du sud, porte des fruits ressemblant un peu aux noix de coco (on l'appelle l'arbre boulet de canon en Guadeloupe) qui mettent un an à mûrir. Les fleurs ont une apparence des plus sophistiquée et une odeur suave. En inde, elles sont dédiées au dieu Shiva en raison de leur forme qui serait proche du lingam (phallus symbolique) shivaite.

DSCN4740.JPG                                                                          l'entrée du temple de Mannasarala


DSCN4737.JPG
                                 Serpent de pierre saupoudré de curcuma jaune, l'offrande spécifique à ce temple.



DSCN4754.JPG


Un arbre à la floraison intrigante
, très présent le long des magnifiques mangroves du Kérala. Ses feuilles sont en forme de cœur, il possède à la fois des fleurs jaunes épanouies et des rouges roulées en cornet. Peut-être un hibiscus de mer, hibiscus tiliaceus sp tiliaceus variété possèdant des fleurs jaunes qui deviennent rouges quand elles vont se faner et qui pousse en bord de rivage, d'où son nom.


DSCN4753.JPG
J'ai quand même un léger doute car les fleurs photographiées sont plus juponnées que celles découvertes en images sur internet. Et il existe aussi des hibiscus mutabilis, (aux fleurs plus fournies comme ici)  qui changent également de couleur… mais ils passent du blanc (et non du jaune) au rouge.



DSCN4434-copie-1.JPG


Et juste pour le plaisir, des fleurs de caféier au merveilleux parfum jasminé.


Liens
: un site très précieux pour identifier la flore indienne:  ici
Ecrire un commentaire
Voir les 6 commentaires
Mardi 5 juin 2007 2 05 /06 /Juin /2007 13:17
- Publié dans : botanique


Je suis ravie d'apprendre, via la newsletter de Kokopelli, que l'état du Karnataka, en Inde, a testé avec succès les semences bio de Kokopelli et que les petits paysans (il y a encore beaucoup de cultures vivrières) vont bientôt pouvoir en profiter.


Kokopelli, via son antenne indienne  Annadana, travaille dans le sous-continent depuis 1999. Sa première implantation s'est faite, en collaboration avec le jardin botanique d'Auroville dans l'Etat du Tamil Nadu (capitale Madras, côte sud est). Depuis un an, comme l'indique l'association, Annadana a installé des serres pilotes près de Bangalore, capitale du Karnataka (sud ouest du pays) avec le soutien du gouvernement régional, pour tester des semences bio (Plus de détails sur le site ici). Succès total des essais. Quand on sait que le Karnakata est un état où il y a une vraie tradition de cuisine populaire et végétarienne, on se réjouit de cette nouvelle qui court-circuite la stratégie planétaire de Monsanto-Attila. Je vais donc traquer les tomates bio à l'ancienne lors de mon prochain voyage dans le Karnataka:20 variétés ont été testées…

 

                           Tomates produites au Biocenter de Bangalore (photo du site de Kokopelli)

 

«Des dizaines de variétés de semences potagères sont disponibles actuellement pour les paysans de l'Inde et distribuées gratuitement par Annadana à partir d'Auroville», annonce aussi l'association qui met peu à peu en ligne sur le site anglais d'Annadana des informations sur l'agriculture biologique, les semences, les techniques d'agriculture védique (j'attends avec impatience que les rubriques plantes sauvages et plantes médicinales soient nourries… )



Je n'ai hélàs pas de jardin, mais ceux et celles qui en possèdent un peuvent adopter une semence via Kokopelli à la fois pour la préserver chez eux et lui garantir un avenir…



http://www.kokopelli.asso.fr/
source des mini-gifs tomate


Ecrire un commentaire
Voir les 2 commentaires
Vendredi 1 décembre 2006 5 01 /12 /Déc /2006 08:57
- Publié dans : botanique


En général, j'attends la Toussaint pour rentrer les plantes qui prennent le soleil tout l'été sur les rebords (assez larges heureusement) de mes fenêtres. Chaque automne, c''est la même attente impatiente… après le choc thermique qu'elles subissent à ce moment, vont-elles fleurir ou pas?

L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Arbre-010.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Ouiiii…

L'orchidée (cymbidium), menacée d'abandon (l'an dernier, elle n'avait rien donné… ) a sorti vite fait une hampe florale…





Les cactus à fleurs explosent de boutons. L'épiphyllum en porte des dizaines, pas encore éclos. Le schlumbergera en est à sa troisième fleur, énorme:





La plante dollar (ou plante jade, crassula argentea, voir ici pour un processus de bouturage que je me promets d'essayer très vite), porte bonheur dans le feng shui, s'est mise aussi à fleurir (petites fleurs blanches peu spectaculaires, donc non photographiées).


L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Arbre-010.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Et, hors sujet mais si épanouies, les roses rapportées du Sud Ouest se gonflent comme des choux…







en version écarlate…
 





 ou en rose franc

  

source des mini arbres                                                                      L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Arbre-010.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Arbre-010.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Arbre-010.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
Ecrire un commentaire
Voir les 1 commentaires
Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /Nov /2006 19:30
- Publié dans : botanique
Lors d'un récent voyage à Madère, j'avais rapporté ça:




                                                         Fruit du monstera deliciosa (faux philodendron) encore vert.


L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Meteo-001.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.L'argumentation du marchand était la suivante: vous achetez le fruit vert, il mûrit sagement pendant trois semaines. Quand la peau vire au  jaune, il est mûr à point, vous pouvez le déguster. Sur place, au merveilleux marché de Funchal d'où vient la bête, j'ai pu la goûter: elle possède un exquis parfum de litchi (beaucoup disent ananas +banane). Mon intention première était donc, de retour à Paris, de photographier régulièrement son lent murissement avant de me régaler de ses grains translucides et parfumés.
Il a débarqué chez moi, jeune adolescent, avec cette couleur :

                                             
                                                                  Pointe "écailleuse" du Monstera


Après sa première séance photo, j'étais toute contente. J'avais installé Monstera près d'une fenêtre exposée sud-ouest (soieil d'après midi) et il paraissait paisible.

Le même soir, que vois-je?





                                                        Fruit du Monstera, toujours pas mûr, mais en pleine effervescence


L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Meteo-001.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Monstera avait littéralement éclaté -bien plus tôt que prévu-… Or tout ce que j'ai pu lire sur la comestibilité du fruit du faux philodendron, -fruit appelé cériman- va dans le même sens: tant que c'est vert, c'est toxique.

Pourtant, de près, il était sacrément tentant:


 
                                                          Quand c'est pas mûr, c'est pas mûr

J'ai donc patienté. Hélàs, Monstera s'est irrésistiblement et obstinément mis à virer au noir. Il n'a jamais jauni. 

L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Meteo-001.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Je ne vous le montrerai pas en photo… il était devenu trop vilain. Une odeur délicieuse commencait pourtant à monter du plat où il trônait … attirant à elle une nuée de moucherons, amateurs, sans doute, de curiosités décadentes et exotiques.
J'ai dû me résoudre, la mort dans l'âme, à le jeter.
je pense qu'il a eu le blues et n'a pas supporté l'exil -ni, peut être, le trop grand changement d'hygrométrie- .
Ecrire un commentaire
Voir les 9 commentaires
Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /Oct /2006 10:29
- Publié dans : botanique
Je vante souvent les vertus de la matricaire (matricaria recutita), tant je la trouve anti-inflammatoire et calmante (en macérat huileux, en hydrolat, en huile essentielle… )


 

                                                          Fleurs séchées de petite camomille

Je l'appellais matricaire sans trop m'en faire… ou
manzanilla en espagnol. Dans les pays hispanisants, au Mexique par exemple, c'est l'une des tisanes digestives les plus répandues.


  
                                                   Petit bouquet de matricaire discoide, trouvé à Madère

Et puis… à Madère, j'ai découvert que l'on vendait, au marché de Funchal et dans les rues proches, une matricaire en petits bouquets séchés, … mais surprise, j'ai constaté que les fleurs n'avaient pas la même "tête" que celle de la matricaire que je pratique…  Elles ne semblaient avoir qu'un cœur jaune bombé, sans pétales autour.


En me plongeant dans le dictionnaire Larousse des plantes qui guérissent (version 2), j'ai eu la clef de l'énigme. Il y a deux matricaires qui s'appellent chamomilla matricaria. L'une est est la recutita, ou camomille allemande, ou petite camomille la seconde aux fleurs jaunes est la discoidea, ou fausse camomille, ou suaveolens (ou pineapple mayweed en anglais pour souligner son parfum ananas).

J'ai alors cherché ailleurs, et je suis tombée… sur le site d'aro-mat que je pratique pourtant et c'est ici, que les différences sont les mieux présentées par le savant Cernunnos.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-jaune.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Propriétés de la matricaria discoidea

-efficace contre les migraines en infusion ou en compresses, selon Cernunnos.
-selon le Larousse, elle aurait à peu près les mêmes propriétés que la camomille romaine. Elle tonifie l'organisme, aide à la digestion, relaxe le système nerveux, calme les douleurs (y compris celles des règles… ). Elle calme les maux de tête d'origine grippale selon Leclerc. A table, les fleurs qui peuvent décorer une salade ont la propriété de provoquer une intense salivation.


L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-jaune.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Propriétés de la matricaria recutita

- "top" pour la sphère digestive selon Cernunnos.
-antispasmodique, anti-inflammatoire, digestive, contre affections cutanées et inflammations des muqueuses. Huile contre les névralgies, selon le Larousse. J'en ai fabriqué cet été en Grèce selon les indications de Jean Palaiseul (Nos grands mères savaient), cette huile est souveraine comme antalgique.

Cernunnos évoque même une troisième matricaire, inodora… comme son nom l'indique, elle ne sent rien… et ne sert pas à grand chose, sur le plan thérapeutique en tout cas.

Les deux matricaires officinales éclaircissent les cheveux.

Attention:
On peut être allergique aux composées, famille à laquelle appartiennent les matricaires.
Selon Le guide de la phytothérapie (ed. marabout) la dose quotidienne, pour un adulte, est -par voie interne- de 3g soit 3 cuillérées à café de fleurs séchées.


L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-jaune.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.  Macérat huileux de camomille allemande: la recette de Jean Palaiseul

-Dans un flacon de verre, mettre 50g à 60g de fleurs de camomille pour un demi-litre d'huile d'olive (j'ai tassé un maximum de fleurs, -achetées à peine séchées dans une épicerie de l'île d'Ikaria en Grèce-, dans un petit pot et j'ai rempli avec l'huile).
-Exposer deux ou trois jours au soleil -c'était un soleil grec vif à souhait.
-Puis faire macérer encore deux heures au bain marie, à couvert, en remuant de temps en temps, (chose faite, sans faire bouillir l'huile).
-passer en exprimant (opération réalisée avec un filtre à thé en papier non traité).

*Utiliser, très chaude, en frictions, sur les parties intéressées -Même en massages à froid, ça fonctionne.
en compresses très chaudes autour de la gorge, contre les extinctions de voix -Pas encore testé.

*Quand j'ai beaucoup marché avec mes Birkenstock et que j'ai mal aux chevilles, une goutte d'HE de menthe poivrée dans un peu d'huile de matricaire en massage léger… et c'est le  soulagement immédiat.
.
L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-jaune.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.  * Où trouver:

 de l'hydrolat de camomille allemande?

Personnellement, je ne connais que peu de fournisseurs, dont un seul en France.

En France: le GIE Plante infuse
En Grande Bretagne: Norfolk essential oils (chercher à german chamomille floral water).

des fleurs séchées de camomille allemande en vrac?
En France:  Altair en sachet de 30g, label Demeter. J'ai des roses de Provins séchées d'Altair, excellentes. A Paris, on trouve cette marque chez Anthyllide, rue du pont Louis Philippe et -pour certains produits- chez Akineo, place du Colonel Fabien.


Ecrire un commentaire
Voir les 11 commentaires

Venezia blog

                     ContactL'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif7/colombe.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.








Calendrier

Août 2014
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Balades

Un site qui me fait voyager:

http://www.forbidden-places.net/

 Des mélodies qui me font planer:

 http://troisptitspoints.net/

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés